Les professionnels de santé ont l'esprit de corps, ils ne pipent mot sur des situations de plus en plus alarmantes. Ainsi, cela ne choque personne que l'on puisse diagnostiquer une "maladie" sans savoir comment elle a été provoquée. Personnellement, j'ai expliqué dans le service neurologique ce qui s'était passé dans le Gard, ma chute dans un escalier et puis mon impossibilité d'avoir des gaz intestinaux pendant deux ans, mais comme mes propos n'étaient pas issus d'un membre du corps médical, alors ils ont été tout simplement ignorés: c'est la logique aveugle de la médecine et plus généralement des spécialistes vis à vis de béotiens qui n'ont pas les diplômes pour parler d'un sujet spécifique pointu.

Tôt ou tard la vérité se fera jour, annulant toutes les certitudes d'aujourd'hui. Pratiquer le doute méthodique n'est pas simplement une gymnastique de l'esprit, c'est aussi être humble et savoir écouter les autres. Ce n'est pas une idée très répandue aujourdhui car on risque de passer pour un indécis, de quelqu'un qui n'a pas le caractère bien trempé.

Pourtant, on constate ce dévoiement dans les "informations" mêmes. Il me semble que les journalistes devraient parler lorsqu'ils les donnent dans un temps autre que le conditionnel. C'est ce qu'ils font souvent, sans expliquer au préalable que cela n'est qu'une théorie.