Dans le sérail de la SEP

01 avril 2014

Sclérose en plaques?

Rédigé au foyer APF – Andalhone de 63200-Riom par Jean-François Jaffeux, né le 1° avril 1960, résidant au 1 chemin de la Ronzière à Malauzat.

   Mes problèmes de santé ont commencé grosso-modo en 1995 où je perdis la vue d’un œil pendant 15 jours. Il faut dire qu’à cette époque je faisais de l’informatique « à fond à fond ». Au bout d’une semaine et après un voyage en voiture dans le sud de la France, je finis quand-même par m’inquiéter. J’allais donc consulter un ophtalmologiste qui me dit qu’il fallait de toute urgence me faire hospitaliser. Il fallut attendre encore huit jours pour que le rendez-vous pris arrive, mais deux jours avant la date, paf ! Je recouvrai la vue. Par correction, j’allais tout de même au CHU de Clermont-Ferrand. A partir de ce moment-là des perfusions de solumédrol me furent données à raison de un litre par jour pendant trois jours. Durant cette période, je bus 7 litres d’eau par jour : un peu beaucoup, non : c’est du moins ce qu’il me fut dit. On me relâcha, et ensuite mon médecin, le docteur Umdenstock me donna des médicaments qui outre perturbait mon sommeil, avaient tendance à me rendre un peu, complètement zinzin. Finalement, elle cessa le traitement et me donna des granules homéopathiques, comme par magie tout redevint normal. 10 ans plus tard, mon frère ainé m’apprit que j’avais échappé de peu à un internement psychiatrique. Un autre effet secondaire m’apparut : une étrange impression de gène se limitant au niveau des pieds, elle s’estompa lentement au bout de trois ans.

   J’oubliais après ce laps de temps cet étrange épisode de ma vie. Chemin faisant, je me promenais de ci de là, jusqu’à atterrir à Saint-Martial dans le Gard où je me retrouvais chez Seb. Chez lui, il y avait un escalier encaissonné, en haut duquel il y avait une cloison de Carroplâtre surmontée d’une rambarde en bois. Sans doute ; un peu vivement, je pris l’escalier en prenant cette dernière dans mes mains. Celle-ci se désolidarisa de la cloison et je tombai dans l’escalier. Je fis une chute directe de tout mon poids sur le flanc gauche sans lâcher pour autant la rambarde et sans toucher aucune des deux cloisons. Je remontais l’escalier avec la douleur.

   Le lendemain, je ne pus me relever, et cela dura deux jours. Ce ne fut qu’au bout de dix jours que je me rendis compte que je n’avais plus de gaz intestinaux : je ne pétais plus, voilà tout! Mais la vie recommençait un peu comme avant. Petit à petit, sans me rendre compte, ma marche se dégradait. Il fallut me rendre à l’évidence, il fallait que j’aille voir un médecin. Deux possibilités s’offraient à moi: soit c’était un problème mécanique, soit c’était un problème neurologique. Pour moi, c’était la première solution, mais pour un médecin : il ne croit que ce qu’il voit. Donc, je commençais par la voie mécanique et un médecin échographe inspecta mon abdomen. Au début de l’examen, je lui indiquais mon flanc gauche et il me répondit : «Je connais mon travail». Aussi fit-il son boulot et il finit son inspection en haut de l’abdomen sous les cotes. Il ne trouva rien ; il restait donc la voie neurologique. C’est début aout 2005 que j’entrai au CHU service neurologique du professeur Clavelou. Rebelote, je pris la série de 3 perfusions d’un litre chacune de solumédrol sur 3 jours. Cette fois-ci on ne m’apporta pas les bouteilles d’eau, ne serait-ce que pour les compter: c’était: "débrouilles toi!". A la dernière perfusion, l’infirmière laissa filer le liquide de la perfusion: il allait directement dans mes veines avant qu’elle ne déclenchât le goutte-à-goutte. Elle fit cela avec un grand sourire, et je peux dire qu’à ce moment-là, on sent passer le liquide piquant dans les veines.

   Dernier jour. Le médecin neurologue, Anna Ferrié s’apprête à me renvoyer chez moi, mais avant de me lâcher, elle me dit de marcher dans un couloir et me dit «Ah, vous marchez mieux» et moi de rétorquer en constatant que c’était un peu pareil que quand j’étais arrivé: « C’est vous qui le dîtes!». Et puis, elle me dit: "Vous avez la sclérose en plaque". Quèsaco? 

Ce n’est environ 15 jours plus tard qu’il se produisit un phénomène qu’on peut dire anormal ; un liquide poisseux et visqueux exsudait de mes mains. Un peu interloqué, je demandais à ma mère de tenir simplement mes mains pour qu’elle puisse constater le phénomène. Elle refusa sous prétexte qu’un de ses ex-amoureux avait les mains moites et qu’elle n’aimait pas ça. Je n’eus pas la présence d’esprit de demander à mon père, si bien que personne ne peut témoigner: crime parfait!

A situation anormale j’agis aux yeux des autres d’une manière anormale. Pouvant encore marcher, j’allais au premier étage de ma maison. Je prenais deux seaux d’eau tiède que je disposais de chaque côté d’un lit étroit. J’y plongeais mes mains et restais ainsi, allongé sur le ventre une demi-heure ou plus. Je prenais soin en outre de mettre mes pieds en position haute. Au bout de ce laps de temps, j’allais vider les seaux en constatant que l’eau était vraiment souillée.

   Disposant d’une carte de donneur de sang, je fus convoqué par l’établissement français du sang pour un don à la salle du Moulin. Au questionnaire de santé, je ne dis rien, il m’importait de me débarrasser de ce que j’estimais être du mauvais sang. Je fis donc le don comme si de rien n’était. Trois mois plus tard, un autre don était possible. Je marchais de plus en plus mal et au questionnaire de santé, sans doute par pure forfanterie, je dis que j’avais la sclérose en plaques. Le médecin me dit que c’était une maladie auto-immune et qu’en conséquence de quoi mon don était refusé. "Auto-immune": encore un nouveau terme! Cela voulait dire pour moi que j’avais du sang pourri.

Pendant la période qui suivit, je pus aller dehors en marchant. On fit le diagnostic avec l’IRMNucléaire, donc une image; il faut bien que ces engins couteux servent à quelque chose… Un de mes oncles trouva l’adresse d’une association de sclérosés en plaques : c’était la Nafsep qui faisait une réunion à Riom. J’y allais et je rencontrais Michel Nowak qui s’occupait du Puy-de-Dôme; sa femme Martine marchait avec une cane, c’est elle qui avait la sep. Durant cette réunion, je me rendis compte que le fatalisme était de mise : ils remettaient leurs espoirs exclusivement dans les mains des médecins. Ça n’allait pas! Sur Internet grâce aux moteurs de recherche, je fis mon enquête.

   Sur la fiabilité du diagnostic, je trouvais que des personnes qui avait fait une IRM pour d’autres raisons que la sep, et qui ne l’avaient pas l’avait quand-même. La fiabilité du diagnostic n’était donc pas sûre à 100%.

Il m’arrivait parfois de tomber, plus d’appétences sexuelles et en plus je devint gaucher. Ma vie allait de plus en plus se dérouler la nuit. Je commençais à m’intéresser à la médecine pour me sortir de ce guêpier. Me rappelant de Molière et du malade imaginaire: «Une saignée, une saignée vous dis-je!» Je regardais si le terme existait encore dans la langue française. Telle ne fut pas ma surprise de voir qu’aujourd’hui encore on pouvait encore faire des saignées comme ceux atteints de polyglobulie (une maladie où l’organisme fabrique trop de globules rouges: tous les quinze jours, en fonction de la corpulence de la personne, on peut retirer un demi-litre de sang sans problème -c’est un soin infirmier-)

Encore sur Internet, pour parler de mon problème de santé, j’allais sur un forum de discussion; celui de la Nafsep et là, malgré le peu de personnes présentes, mes posts (les messages que je pouvais envoyer) disparaissaient. Je m’étonnais un peu au début, mais très vite il ne me restait plus qu’un message. «Censuré, j’étais censuré!» Quelqu’un m’écrivit un message mail qui m’enjoignait de me calmer avec un dessin de lèvres putassières. Il me semblait avoir compris et je m’en allais de ce site. Ma vie se refermait de plus en plus sur elle-même en un long parcours nocturne. Je me déplaçais de plus en plus mal en me tenant après les murs. Cela dura de 2005 à 2011. Encore sur Internet un ou une internaute me donna la composition du Solumédrol: prednisone (donc cortisone) et alcool benzylique. Je tombais seulement 3 ou 4 fois durant cette période et pour rejoindre mon lit, je rampais au sol. Avec grand effort, arrivais à me hisser dessus… Ce fut une sombre période, je pris comme médecin référent Véronique Dacher, installée à Romagnat mais vivant à Enval. Elle me fit faire pas mal d’examens sanguins, mais ne pouvait pas savoir s’il me restait de l’alcool benzylique, elle pouvait par contre connaître le taux de la cortisone résiduelle présente dans mon sang : le cortisol. Le résultat était impeccable. Elle me donna en outre du chlorure de magnésium. Vu la faible distance que je parcourais la journée, la constipation vint. C’est à ce moment-là que je fis sans doute une grosse bêtise de jugement. J’augmentais de mon propre chef la dose de chlorure de magnésium à ingurgiter, croyant que ce produit avait un effet laxatif, cruelle erreur! Ce fut mes dents qui tombaient les unes après les autres.

    En juin 2011, dormant sur le ventre, mon pied droit se trouvait entre le matelas et le mur. Je dus glisser légèrement dans le lit. Je ne me rendis compte de rien. Ce fut seulement le lendemain matin que je ne pus me lever. Croyant que j’avais pris une mauvaise position durant la nuit, je décidais d’attendre le lendemain. Le lendemain, ce fut pareil, de la douleur en plus. Un médecin, en voyant la géométrie de mes  jambes déclara que j’avais une fracture de la jambe droite. Une ambulance fut donc appelée et me conduisit à l’hôpital de Riom où je fus opéré. Je me réveillais avec une sonde urinaire et l’on me dit que je m’étais fracturé le col du fémur.

   Quelques temps plus tard, je fis ma convalescence à Clémentel, annexe campagnarde du CHU de Clermont-Ferrand. Il me fut donné deux ou trois perfusions d’antibiotiques puis des cachets de Débridat. Je demandais benoitement si c’était un laxatif, il me fut répondu laconiquement que c’était autre chose. Donc me voilà bien renseigné.

Avec Françoise Carrias d’Ennezat, rencontrée à Clementel, on parla de ce qu’on ressentait dans nos corps elle aussi avait reçu massivement des perfusions d’antibiotique, on se regardait les mains et constatait qu’on avait une perte de sensibilité. Elle n’arrivait même pas à boutonner son chemisier. Elle devait demander à quelqu’un d’ouvrir son yaourt au moment des repas.

   Nul doute que les mauvaises bactéries ont dues être rétamées, les bonnes aussi d’ailleurs. Les antibiotiques sont des poisons pour tuer les bactéries. Une fois les bactéries éliminées, il reste encore le bonhomme! C’est exactement l’impression que j’ai. Partout mon corps me fait mal, ma peau me démange énormément et des saignements se produisant sur mes avant-bras.

Durant l’été 2011 je fis un séjour au centre Geneviève Champsaur de Riom-es-Montagne dans le Cantal construit par la Nafsep, encore elle.

   Je fis deux rencontres surprenantes, je rencontrai un homonyme de Michel Nowak, donc un autre Michel Nowak qui ne ressemblait pas du tout au premier, lui était un malade. La deuxième fut cet homme qui avait été opéré dans une clinique clermontoise par le professeur Colnet neurochirurgien, de la colonne vertébrale comme une trentaine de personnes et qui ayant la sclérose en plaques déjà après l’opération étaient vraiment cloués à leur fauteuil roulant: une véritable boucherie avait dit les informations de l’époque. Un véritable salopard m’avait dit cet homme. D’ailleurs l’ordre des médecins réagit fortement et il n’eut plus le droit d’exercer en France. Aussi s’est-il installé en Allemagne et en Suisse.

Mais quelle idée de vouloir soigner les gens avec des poisons. Deux ou trois centilitres de ces produits peuvent être éliminés par le corps, mais trois litres!

Comme par hasard, la marche se trouve affectée. La peau est comme un sac, les organes dont surtout les reins ne filtrent pas les poisons. Mon médecin référent avec sa bible pour docteur: le Vidal simplifié électronique, en ce qui concerne le Solumédrol de Pfizer a une formule tronquée, d’après celui-ci, le Solumédrol ne contient que de l’eau et de la cortisone! En allant sur le site Internet même du fabricant Pfizer, il apparaît qu’il y a aussi du benzyl alcohol, ce qui traduit en français est de l’alcool benzylique. D’après mes souvenirs de chimie de terminale, tous les composés du benzène sont des poisons. En effet, en cherchant sur Internet alcool benzylique, il est dit que c’est un produit nocif par inhalation. En perfusion, directement dans le sang, ce doit être encore pire…!

   Actuellement, malgré des espoirs entretenus par les medias et les médecins, la "recherche sur la sclérose en plaques" patine. Je ne dis pas que ma vision des choses est la bonne, mais elle a le mérite d’être cohérente et en grande partie vérifiable.

   Maintenant, il va falloir parler de réparation des dégâts, pas en question de sous, mais en termes de santé. Peut-on revenir en arrière?

Pour délivrer le poison, que ce soit le Solumédrol ou l’antibiotique en solution, une poche d’un litre est suspendue en haut d’une potence et le liquide s’écoule lentement dans les veines. Si l’on veut faire l’inverse, le plus judicieux serait de récolter le sang le plus bas possible, par exemple entre le gros orteil et l’index du pied. On recueille une pinte de sang que l’on jette et on recommence quinze jours plus tard. Petit à petit les choses devraient aller mieux. Ce qui est sûr, c’est que c’est sans danger. Y a-t’il quelqu’un pour faire évoluer les pratiques médicales, ça c’est un autre problème, la peur du saut dans l’inconnu de l’interdit médical (ce qui n’est pas autorisé) fera qu’il se passera encore peut-être du temps avant que le message que je porte n’arrive au cerveau et au niveau le plus élevé de la conscience. On pourrait attendre encore. Il se trouve que je suis un peu militant, et sans doute aussi un peu seul. En conséquence de quoi il va falloir que je trouve des alliés. Le texte présent et sa diffusion sera un de mes objectifs. Une copie va être envoyée à des journaux, quotidiens (libération, le figaro) hebdomadaire (express, le point, nouvel observateur, canard enchaîné, marianne), à des associations plus ou moins concernées (APF ONIAM etc). En tout cas, ces écrits sont des  bouteilles à la mer que j’envoie. J’ai essayé avec sincérité de raconter une histoire plausible, attend une réaction. Mon médecin référent aura sa copie en premier…

Ben, il n’est pas là, d’autres l’auront avant lui. Ceci étant dit, il est évident un peu pour moi que les médecins, au minimum m’ont gravement empoisonné. C’est une accusation qui va mal passer auprès d’une majorité de personnes, pourtant il ne faut pas oublier des évènements plus ou moins récents où des médecins ont oublié leur sacro-sainte déontologie pour faire n’importe quoi: le professeur Colnet qui a fait ses expériences sur des cobayes humains qui plus est diagnostiqué avec la sclérose en plaques. N’oublions pas l’affaire du Médiator, médicament qui parfois tuait. La plus récente affaire jugée étant celle des sur-irradiés d’Epinal; le personnel de santé incriminé pensant plus à fuir la justice qu’à reconnaître leur propres erreurs. Une autre histoire qui m’a marqué est celle de ces parents qui sont revenus chez eux, la mère sortant de la maternité avec un petit cadavre. Une infirmière avait injecté du chlorure de magnésium au nouveau-né (alors qu’on le prend en solution buvable). Le père, voyant son enfant en pleine convulsion appela une infirmière qui rassura le père: "Mais il va très bien votre fils", et puis il est mort!

   Mais que faisait donc ce produit à côté d’une seringue. Pas fait exprès. Certainement que les parents ont été indemnisés et pourquoi pas au kilo tant qu’à faire Des erreurs, c’est sûr qu’il y en a et si en plus on les saupoudre de "j’m’en foutisme" là, on peut atteindre des sommets dans l’horreur.

En plus de la faute à pas de chance, il peut y avoir ce dernier aspect et puis rajouter les tueurs en blouse blanche. N’oublions pas que le docteur Petiot sous couvert de soigner des malades n’hésitait pas à tuer des personnes puis à les brûler dans son poêle. La majorité des gens n’ont pas fait d’étude de médecine, ce qui est mon cas, pourtant je peux en parler sauf que je ne peux pas choisir la thérapie qui me sera appliquée. Le système est verrouillé par les médecins depuis le régime de Pétain qui a institué avec l’ordre des médecins celui des avocats et des experts-comptables. Comment se fait-il que personne ne se soit rendu compte que quelque part nous vivions encore sous le régime de Vichy? L’homme a tendance à oublier de réfléchir en profondeur et à surfer sur l’écume de l’actualité, c’est pour cela sans doute qu’on a l’impression que les hommes politiques ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. En médecine, c’est un peu la même chose; les règles ont été édictées une fois pour toutes, on se rend compte que des soit-disant médicaments sont composés de poisons: antibiotique ne veut-il pas dire "contre la vie" et a comme synonyme: bactéricide, il ne faut pas l’oublier!

   Plus généralement, c’est la médecine qui est à revoir et la domination quasi dictatoriale du lobby médical. Alors pour commencer, bien que les médecins suivent de longues études et soient supérieurement intelligents, il serait bon d’instituer un pouvoir du malade sur sa propre santé. Malheureusement, dans la plupart des cas l’individu fait confiance aux professionnels, mais si un maillon de la chaîne médicale est déficient, il entraîne tous les autres et le diagnostic peut être faux. A ce moment-là tout est faussé.

Les médecins, eux savent qu’ils ont toujours raison par définition. On les appelle pour un bouton qui apparaît sur le nez; ils ne voient pas la globalité de l’état médical et vont prescrire une crème pour masquer le dit-bouton. J’exagère à peine en disant ça, enfin c’est ce que je ressens et je ne dois pas être le seul. Lorsque l’on est malade, on est en état de faiblesse; ce n’est pas tout le temps qu’on pense à contester les conclusions médicales. Les traitements débutent et le corps réagit plus ou moins violemment à ceux-ci. Dans la médecine d’aujourd’hui, le voyage est à sens unique, le médicament ou le traitement est absorbé par le corps et tant pis s’ils ne sont pas éliminés par les selles ou l’urine. Du fait de la quasi infaillibilité du corps médical, des scandales médicaux apparaissent çà et là d’une part, et des mystères du même métal perdurent. Avec mes expériences, je devrais être écouté un peu plus, mais voilà, la machine à IRM qui ne s’exprime pas beaucoup en parole est bien plus prise en considération que les malades. C’est sans doute dommage!

   Je viens de lire mon dossier médical suite à mon séjour à Clémentel en convalescence de la fracture de mon col du fémur droit. Je sais, c’est un peu tard… la lecture de ce dossier m’interpelle grandement car la responsabilité de mon état est attribué en grande partie à ma personnalité: "Propos parfois incohérent". L’autre responsable est la sep dont on ignore l’origine mais qu’on arrive quand-même à diagnostiquer. Une autre chose que j’apprends, c’est le nom de l’antibiotique qui m’a été administré sans que la quantité ne soit mentionnée; la rocéphine. Par conséquent, rien ne m’empêche d’affirmer que j’ai reçu la dose "maximale" et que les effets secondaires soient aussi maximaux. Sur Internet, voilà ce que j’ai pu trouver à ce sujet.

 ROCÉPHINE IM

Mis à jour : Jeudi, 20 Septembre 2012.

Antibiotique

Dans quel cas le médicament ROCÉPHINE IM est-il prescrit?

Cet antibiotique puissant appartient à la famille des céphalosporines, antibiotiques proches des pénicillines, qui sont actives sur un plus grand nombre de germes que la pénicilline simple. La lidocaïne est un anesthésique local destiné à combattre la douleur due à l'injection.

Il est utilisé dans le traitement des infections respiratoires ou urinaires graves, notamment chez les personnes fragilisées, et dans le traitement de certaines otites de l'enfant et du nourrisson.

Présentations du médicament ROCÉPHINE IM

ROCÉPHINE 500 mg IM: préparation injectable; flacon de poudre et ampoule de solvant de 2 ml

Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 4,53 €.

ROCÉPHINE 1 g IM: préparation injectable; flacon de poudre et ampoule de solvant de 3,5 ml

Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 9,27 €.

Composition du médicament ROCÉPHINE IM

p unité

Ceftriaxone

500 mg 1 g dont Sodium 2 mg

83 mg

Lidocaïne chlorhydrate (solvant)

20 mg 35 mg

Substance active: Ceftriaxone disodique

Excipients: Eau ppi, Lidocaïne chlorhydrate, Sodium

Contre-indications du médicament ROCÉPHINE IM

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

allergie aux céphalosporines,

allergie à la lidocaïne,

bloc auriculoventriculaire grave, porphyrie.

Votre médecin est seul juge pour prescrire ce médicament en cas d'allergie aux pénicillines.

Attention des précautions sont nécessaires en cas d'insuffisance rénale grave.

La survenue de toute réaction allergique (boutons, œdème, malaise) impose l'arrêt du traitement: consultez rapidement votre médecin. Pensez à toujours signaler vos antécédents d'allergie à une céphalosporine ou à une pénicilline.

De nombreux antibiotiques peuvent provoquer des selles liquides ou une diarrhée, généralement bénigne. En revanche, une diarrhée importante survenant pendant ou dans les jours qui suivent le traitement antibiotique doit être signalée à votre médecin.

Une diminution de la fièvre ou une disparition des symptômes ne sont pas synonymes de guérison : la durée du traitement doit absolument être respectée pour éviter les rechutes ou l'apparition d'une résistance du germe à l'antibiotique.

Sportif: les anesthésiques locaux ont été retirés de la liste des substances dopantes publiée dans les arrêtés du 20 avril et du 16 août 2004 par le ministère de la Jeunesse et des Sports.

Interactions du médicament ROCÉPHINE IM avec d'autres substances

Informez votre médecin si vous prenez un anticoagulant oral.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Aucun effet néfaste pour l'enfant à naître n'a été établi avec ce médicament. Il peut être prescrit pendant la grossesse en cas de nécessité.

Allaitement :

Ce médicament passe dans le lait maternel. L'interruption de l'allaitement devra être envisagée si la durée du traitement dépasse une semaine.

Mode d'emploi et posologie du médicament ROCÉPHINE IM

La solution injectable est préparée en mélangeant la poudre et le solvant fourni.

La solution ainsi obtenue est injectée par voie intramusculaire profonde, jamais par voie intraveineuse.

Posologie usuelle: elle est variable en fonction des indications. À titre indicatif: adulte: 1 à 2 g par jour, en une injection.

Enfant et nourrisson: 50 mg par kg et par jour, en une injection.

L'éventuelle fatigue n'est pas due à l'antibiotique, mais à l'infection elle-même.

La solution injectable reconstituée peut avoir une coloration jaune; celle-ci est normale.

Effets indésirables possibles du médicament ROCÉPHINE IM

Douleur au point d'injection, diarrhée, nausées, vomissements, inflammation de la bouche, plus rarement maux de tête, vertiges. Réactions allergiques: éruptions cutanées, choc anaphylactique (exceptionnel), anomalie de la numération formule sanguine, augmentation des transaminases, exceptionnellement pancréatite.

Laboratoire Roche

    De fait, petit à petit, j’ai eu mal partout et sans doute retard dans la réduction de la fracture de mon col du fémur. En tout cas, je ne marche plus et suis assis toute la journée dans mon fauteuil roulant. Mon cas est certes le plus important, mais mon histoire a pu arriver à quelqu’un d’autre et pour le moins, s’il avait pu être évité, aurait contribué à la diminution du déficit de la sécurité sociale.

 ((Site du fabricant américain Pfizer à SOLU-MEDROL (methylprednisolone sodium succinate for injection, USP) The formulations containing benzyl alcohol should not be used in neonates. For Intravenous or Intramuscular Administration SOLU-MEDROL Sterile Powder is an anti-inflammatory glucocorticoid, which contains methylprednisolone sodium succinate as the active ingredient. Methylprednisolone sodium succinate, USP, is the sodium succinate ester of methylprednisolone, and it occurs as a white, or nearly white, odorless hygroscopic, amorphous solid. It is very soluble in water and in alcohol; it is insoluble in chloroform and is very slightly soluble in acetone.

à L'alcool benzylique est un alcool de formule brute C6H5CH2OH C'est un liquide incolore, inflammable et irritant.

Cannizzaro le découvre en 1853 par l'action de l'hydroxyde de potassium sur le benzaldéhyde.

Caractéristiques Classe: alcool primaire Densité: 1,045 à 20 °C Masse molaire: 108, 1396 g/mol Température d'ébullition sous 1 bar : 205 °C

Température de fusion sous 1 bar: -15,3 °C Solubilité dans l'eau: Insoluble Solubilité dans l'éthanol = alcool éthylique: Soluble Solubilité dans l'éther: Soluble Risques en cas d'utilisation: nocif par inhalation et ingestion

 

Maintenant que j’ai commencé à réfléchir à mon propre cas et en avoir informé mon médecin référent de ce que je pensais, sa réponse n’a pas tardé : il m’a mis sa main sur l’épaule, ce qui veut dire tout et n’importe quoi : je compatis va donc à Lourde, tu y as ramassé mon pauvre gars, ah ah, continues tes recherches tu m’intéresses etc. Alors, je suis bien obligé de m’interroger sur ce qu’est la médecine que l’on connaît aujourd’hui.

L’ordre des médecins ainsi que celui des avocats, des architectes et des experts comptables a vu le jour en 1940 avec l’Etat français de Pétain de 1940. On vit donc encore aujourd’hui avec ces réminiscences peu glorieuses du passé. Les médecins, les hommes politiques, les citoyens ont ils conscience de cet état de fait. L’ordre des médecins, au minimum devrait changer de nom pour s’appeler par exemple « Académie des médecines et des pratiques médicales ». Voilà l’illustration que la société a du mal à se réformer en profondeur, fait du surplace en instituant les mauvaises habitudes dans la normalité. Voilà ce qui ronge ceux qui voudraient ou pourraient prendre des initiatives.

Il parait que dans nos pays occidentaux nous avons les meilleurs hôpitaux, les armoires à pharmacie les mieux achalandées, les meilleurs systèmes de santé ainsi que les meilleurs scandales, des praticiens à l’égo surdimensionné et aux portefeuilles bien garnis. Nous devons remettre aujourd’hui complètement à plat notre système de santé, écouter un peu plus les patients. Les toubibs croient tout savoir et même s’ils ne savent pas, ils sont capables de dire qu’ils savent quand-même, et si on les interroge vraiment sur un point précis qu’ils ignorent, ils se transforment en sphinx, regardant les autres de haut et devenant muets. Les gens ne se comprennent plus, ne s’écoutent plus, chacun croit avoir la vérité par rapport à son voisin. On le voit à travers les "talk-shows" qui se transforment en monologues au lieu de dialogues: c’est révélateur d’une évolution regrettable de notre société.

  Comme si cela ne suffisait pas, des scandales de toutes sortes apparaissent quasiment tous les jours; les affaires concernant la santé sont les plus graves car ils sont susceptibles de toucher n’importe qui, n’importe quand: de l’eau polluée des aliments mal emballés des médicaments qui se révèlent être des poisons. Dans ce qui émerge dans les informations, il y a peut-être une affaire révélée pour 10 enterrées ou fortement minorées par les autorités. Des scandales sont inéluctables, des oreillers, voire des matelas sont prêts à être mis en place pour étouffer les affaires à venir. Le corps médical ne cède en rien de son pouvoir étouffant prompt à sauter à la gorge de ceux ou celles qui tenteraient de briser l’unanimité des professionnels de santé. Les problèmes que l’on peut rencontrer de ci ou de là sont exceptionnellement rares car les contrôles sont permanents, mais cela peut arriver quand-même. Nulle activité humaine n’est à l’abri d’un dysfonctionnement. Ainsi les procédures soi-disant strictes qu’invente l’homme pour éviter tout dérapage  seront un jour ou l’autre hors de contrôle. C’est le cas actuellement en obstétrique à Port-Royal où le manque de personnel a fait qu’une maman a dépassé sa date d’accouchement, refoulée qu’elle était par le personnel médical et le manque de place: résultat, bébé et mère morte… Les faits sont évident dans ce cas-là mais sans doute il y a eu d’autres morts qui ont été occultées et mises sur le compte de la faute à pas de chance, de l’accident médical! Des vies auraient pu être sauvées et pour, soit des problèmes d’emplois du temps, soit même (pourquoi pas), de revendications salariales des êtres sont morts. Dans ces cas-là, on peut mettre ces fautes sur le j’m’enfoutisme ambiant.

Dans mon cas, et comme je le perçois, c’est par l’utilisation de  "médicaments" contenants des poisons en quantité non négligeables le Solu-médrol (alcool benzylique) et la Rocéphine (antibiotique surpuissant) que je suis arrivé à devenir handicapé, à devoir me déplacer en fauteuil roulant électrique. Bon, d’aucuns me diront; on a compris pour le Solu-médrol mais la Rocéphine: c’est un antibiotique; ça a sauvé des milliers de vies, c’est un bon médicament. Sans doute mais en respectant la posologie. Le seul ennui, c’est qu’elle m’a été administrée à Clémentel et qu’il n’y a pas de posologie indiquée dans le dossier médical; c’est à celui qui le lira de la choisir. Et c’est mes propos qui sont qualifiés d’incohérents. Je reconnais mes erreurs, mais comme je me suis rebiffé, le système médical de recoupement des informations m’a repéré et a sans doute essayé de m’éliminer. Pourquoi: je pense qu’étant diagnostiqué avec la sclérose en plaques et ayant dit aux médecins au moment de l’établissement de mon dossier de pension d’invalidité de ma volonté de faire fermer tous les services neurologiques des hôpitaux, ils ont jugé anormal que je puisse encore marcher, comment: en m’injectant la Rocéphine en perfusion sanguine et non en intramusculaire!

   Pour moi, j'ai été sciemment empoisonné afin d'être entièrement handicapé, à être cloué sur un fauteuil roulant toute la journée et à avoir une sonde urinaire à demeure: triste vie triste futur…                                     

 

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16 septembre 2013

Fabrique d'handicapés

    Il en a coulé de l’eau sous les ponts depuis Knock joué par Louis Jouvet, c’était un médecin exerçant sa profession au début du XXème siècle dans un canton de la France profonde. A cette époque le docteur Knock qui venait tout juste de s’y installer, constatait que les gens ne se précipitaient pas pour aller consulter. Tout juste sorti de ses études, il se mit en devoir de rameuter son troupeau vers son cabinet. Pour cela, par démarchage direct sur le marché, il offrit une consultation gratuite le lundi matin. Les gens s’y précipitèrent, et lors de leur première visite, il incita ses hypothétiques patients à se sentir malade. Au début c’était des régimes plus ou moins drastiques à suivre et pour le payer, un canard, un lapin ou un autre produit de la ferme faisaient l’affaire. Très vite ses emplois du temps se remplirent, si bien qu’il en parla au médecin du canton voisin qui suivit ses traces aussitôt. Bien sûr, les canards et vivres se transformèrent en argent sonnant et trébuchant, d’ailleurs Knock, dans le film, constata clairement une augmentation de ses bénéfices.

   C’était parti : l’argent gagné avec les patients était plus important que leur santé-même. Avec le temps qui passait, se découvrir des maladies imaginaires ne suffisait plus pour les médecins, petit à petit les médicaments accompagnés de l’essor de l’industrie pharmaceutique devinrent encore plus importants. Par tâtonnements et avec aussi de nombreux tests sur des animaux et des hommes, tant bien que mal les médecins trouvèrent des maladies à soigner. Avec ce mouvement hiératique vinrent aussi des administrations chargées de réglementer tout ça. Dans un premier temps, les choses s’installèrent naturellement et perdurèrent quelques temps encore, mais très vite elles se dévoyèrent, les règles qui devaient être strictes au départ ne furent que respectées qu’approximativement d’abord puis transgressées systématiquement…

   Insensiblement, on passa de la négligence instituée dans les faits (mais pas dans les textes) à une supériorité affirmée des personnels soignants, ce furent les malades qui le dirent, pourtant isolés qu’ils étaient dans leur maladie ou leur lit. Constatant que la voix des patients n’était que relativement peu écoutée, les médecins mirent la vitesse supérieure: c'est-à-dire qu’ils inoculèrent des maladies aux gens; le contrôle était total, des malades que personne n’écoutait, des médecins que personne ne soupçonnait, des maladies que personne ne comprenait. Tout était clair pour ceux qui préparaient les perfusions de poison, d’ailleurs même certaines infirmières des CHU se sont plaint des dangers pour leur santé à préparer celles-ci: c’est dire que le danger est surmultiplié pour ceux ou celles qui les reçoivent.

   Le danger est patent pour la population, une perfusion peut radicalement détruire votre vie, votre futur, vos fonctions vitales etc. c’est en étant confronté à cette chose que j’ai contacté par Internet le ministère de la santé. J’ai été redirigé sur une autre boite aux lettres électronique. Maintenant que mon message est parti dans ce tuyau électronique, soit il sera lu soit il sera oublié. Fort heureusement, les choses frémissent un peu. Je ne sais pas si mon message a été un peu compris, mais toujours est-il qu’on s’intéresse plus aux maladies qu’on appelle chroniques: celles qu’on ne comprend pas et que d’autres comprennent fort bien! Des médecins dans le milieu hospitalier craignent que l’on découvre la chose même s’ils n’ont absolument rien à craindre (l'erreur médicale remplaçant la culpabilité); la faute professionnelle ne sera pas avérée, car au bout du compte ce sera la parole d’un pauvre malade contre un professionnel de santé patenté si ce n’est contre tout un service d’hôpital, la lutte est inégale. C’est pour cela, qu’après avoir vu mon médecin traitant, lui ayant expliqué oralement et par écrit ce qui m’était arrivé, il donnait irrémédiablement raison aux médecins qui s’étaient occupés de mon cas. Constatant cela, je m’adressais directement au ministère de la santé, Marisol Touraine actuellement. Je fus redirigé sur un autre mail qui s'occupa techniquement du problème. Depuis plus de nouvelles; les travailleurs de l'ombre sont-ils à la tâche ou considèrent-ils que c'est fini pour moi, faisant corps avec tout le personnel médical que j'ai pu rencontrer?

   Je sais que je pourrais remarcher si seulement on m'enlevait tous les poisons que l'on m'a donné en perfusion. Pour les médecins, c'est en sens unique: on sait mettre des produits nocifs dans le corps et on ne sait pas les retirer; tu parles d'une médecine. Il n'y a pas de médicament à vendre si on retire celui-ci, et qu'on le considère comme nocif.

    Aujourd’hui, enfin, les choses semblent bouger. Près de 80 000 personnes sont diagnostiquées avec la sclérose en plaques, dans une dépendance totale à un soi-disant médicament qui est en fait un poison, qui descend et reste dans les jambes qui par conséquent leur interdit de marcher et qui les rend malade à vie. C'est dans la tête

   Vous voyez, je ne suis pas totalement égoïste, je veux m’en sortir, soit et je veux entraîner aussi dans mon sillage, des gens que je ne connais pas et qui sont tombés comme moi dans ce piège médical. La sclérose en plaques n’est certainement pas la seule maladie provoquée par des médicaments, d’autres maladies analogues vont certainement se faire jour plus ou moins rapidement..

   Si le ministère de la santé veut un peu investiguer, des découvertes étonnantes et choquantes vont certainement se faire jour, la presse déniche assez souvent des scandales potentiels de médicaments dangereux, mais aussitôt des médecins ou des représentants de laboratoires pharmaceutiques nous rassurent, même si le nombre de morts ou d'handicapés générés n'est pas négligeable. Mon propos était médical, mais tous les ministères sont joignables par Internet, il faut simplement élargir à une problématique plus importante pour dépasser son petit cas personnel (il suffit de joindre le ministère concerné avec le moteur de recherche de votre convenance, puis de contacter ce même ministère en laissant le message que vous pouvez avoir préparé (en bon français) auparavant avec un traitement de texte: copier-coller). Voilà une façon de faire évoluer notre société carrément malade elle aussi!

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22 mai 2013

Nathalie

La sclérose en plaques a commencé chez moi à l'âge de 16 ans, j'étais en train d'apprendre le métier de coiffeuse au lycée professionnel à Clermont. Donc, j'avais ma jambe droite qui avait du mal à suivre. A partir du lycée, l'infirmière à appelé un neurologue de Clermont-Fd. Par la suite, j'ai été à Fontmort passer des examens tel une ponction lombaire et une prise de sang. Pendant 6 mois, je n'ai pas eu de traitement Plus tard

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06 mai 2013

Sophie

A l'époque j'habitais à Paris, j'ai commencé à boiter. Prendre le métro me posait de plus en plus de problèmes. Je n'arrivais plus à suivre le rythme des piétons parisiens. De plus, je tombais fréquemment.

J'ai obtenu un rendez-vous à la Salle Pétrière auprès d'un neurologue connu qui me fit passer toutes sortes d'examens: IRM, électromyogramme entre autre. Le résultat des examens était évident: la SEP. je n'eus pas besoin d'aller plus loin, Je décidais de ne plus utiliser le métro pour me déplacer, mais le bus. Je pouvais m'asseoir de temps en temps, pour cela la CAF me délivra une carte "Position debout pénible" qui m'octroyait théoriquement le droit de m'asseoir. C'est à partir de cette époque que commencèrent mes séances de kiné (2 à 3 fois par semaine). J'ai suivi différents traitements sous protocole (Interféron, Bétaféron) qui ne me servirent à rien d'autre qu'à m'apprendre à me faire moi-même des piqûres. Aujourd'hui, j'ai arrêté tous les médicaments excepté ceux de conforts comme le Baclofen. Actuellement, je suis dans un fauteuil roulant, ai dû cessé de travailler et attend avec très peu d'espoirs l'arrivé d'un médicament "miracle". Voila comment la Sep a détruit ma vie: plus de travail, interdiction d'avoir des enfants etc, etc.

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24 avril 2013

Sep, définition

 

myeline

Selon les médecins, la sclérose en plaques, c'est ça!

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23 avril 2013

Valérie

    J'etais seule devant la télé à regarder une émission de Patrick Sabatier quand il reçut deux personnes atteintes de la SEP, leur symptôme était que certains tissus leur brûlaient les jambes et la stupéfaction, j'avais le même symptôme, mais à 16 ans je ne voulais pas y croire.

Pendant plusieurs année la maladie est restée endormie en moi jusqu'en 1994. C'est mes yeux qui ont commencé à voir double: je me suis rendue chez un médecin généraliste qui m'a annoncé que je faisais une très grave dépression. Suite à ses recommendations, je me suis rendue chez un psychiatre (le plus drôle, c'est qu'il me racontait ses malheurs et c'est moi qui payait la consultation). Retrouvant une vue normale, j'ai tout arrêté. Une année plus tard, ce sont mes jambes qui ont commencé à déconner, de ce fait, je suis retournée voir le même médecin et lui parlait de ce problème; vu sa tête j'ai compris que ce n'était pas une dépression. Je me suis rendue à l'hôpital de Vesoul faire une batterie de tests et sans surprise le diadnostic est tombé: j'avais une sclérose en plaques et là ce fut le début de la dégringolade. J'ai pris tous les traitements possibles et imaginables (comme me faire piquer par des abeilles vivantes sur tout le corps). Malgré tout cela, mon état déclinait année après année, et aujourd'hui, à 49 ans, je vis dans un centre pour malades atteints de cette merde de maladie car rester chez moi était devenu impossible. Malgré tout, je garde un petit espoir que la recherche trouve enfin la guérison de ce fléau qui détruit toute une vie.

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22 avril 2013

Christiane

    Je m’appelle Christiane Berthelot. J’ai eu une enfance très heureuse puis un mari charmant dans la Nièvre. C’est mon époux qui m’a déposé au centre Geneviève Champsaur. Mes enfants ont beaucoup pleuré et m’ont demandé quand j’allais sortir d’ici… Il faudrait leur dire que je sortirai dès que je serais guérie… Les points de suspension indiquent des moments de respiration.
    Jusqu’à présent, mon corps se plie aux exigences des kinés et pour l’instant tout semble se dérouler très bien… Mes enfants viennent me voir dès qu'ils le peuvent et je pense souvent à eux quand je pense à tout ce que je leur ai laissé: 2 maisons, 1 étang, tout ça à continuer d'entretenir. Je sais, que c'est mon fils Vincent qui aura à coeur de s'en occuper. Pour l'instant, je suis ici depuis trop longtemps, j'ai même oublié ma date d'entrée! Quoiqu'il en soit, je suis là et ce n'est pas chez moi.

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18 avril 2013

Quand donc les médicaments ne seront plus des poisons?

Les professionnels de santé ont l'esprit de corps, ils ne pipent mot sur des situations de plus en plus alarmantes. Ainsi, cela ne choque personne que l'on puisse diagnostiquer une "maladie" sans savoir comment elle a été provoquée. Personnellement, j'ai expliqué dans le service neurologique ce qui s'était passé dans le Gard, ma chute dans un escalier et puis mon impossibilité d'avoir des gaz intestinaux pendant deux ans, mais comme mes propos n'étaient pas issus d'un membre du corps médical, alors ils ont été tout simplement ignorés: c'est la logique aveugle de la médecine et plus généralement des spécialistes vis à vis de béotiens qui n'ont pas les diplômes pour parler d'un sujet spécifique pointu.

Tôt ou tard la vérité se fera jour, annulant toutes les certitudes d'aujourd'hui. Pratiquer le doute méthodique n'est pas simplement une gymnastique de l'esprit, c'est aussi être humble et savoir écouter les autres. Ce n'est pas une idée très répandue aujourdhui car on risque de passer pour un indécis, de quelqu'un qui n'a pas le caractère bien trempé.

Pourtant, on constate ce dévoiement dans les "informations" mêmes. Il me semble que les journalistes devraient parler lorsqu'ils les donnent dans un temps autre que le conditionnel. C'est ce qu'ils font souvent, sans expliquer au préalable que cela n'est qu'une théorie.

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16 avril 2013

Le cas de Christophe

De retour à Riom-es-Montagne, je rencontre Christophe qui me raconte son histoire:

_ J'ai la SEP depuis 1992 au côté droit

Suite à une consultation de professionnels de santé (médecins et neurologues)

J'habite dans les Yvelines à Gargenville 78440. 

Cela est apparu en constatant que mes yeux voyaient flou et puis des pertes de sensibilité dans les bras et les jambes, toujours du côté droit.

Je ne marche plus, hormis entre les barres chez le kiné et on m'a dit que je ne marcherai plus jamais. Pour moi, c'est clair!

J'ai de plus en plus de perte de mémoire et je de plus en plus de mal à me servir de ma main droite et de ma jambe droite.

Je ne crois plus au petit Jesus soviétique. Prouvez-moi le contraire!

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14 avril 2013

La médecine qui tue

    Cela peut paraître étrange de commencer un texte de cette manière alors que la logique voudrait que ce soit l’inverse. La médecine devrait essayer de nous soigner, d’augmenter notre espérance de vie afin que notre bien-être s’accroisse. Tous les spécialistes ne sont pas à mettre dans le même sac, je tiens à préciser. Avec mon vécu, je me suis rendu compte qu’en s’opposant assez frontalement aux médecins, ceux-ci avaient les moyens de nous empoisonner sciemment puis, après de trouver un nom de maladie pour cet empoisonnement.

    Ainsi, la sclérose en plaques est née en même temps, sans doute, que les perfusions de Solumédrol et elle compte environ 80000 malades rien qu’en France. J’ai abondamment commentés ce soi-disant médicament dans la suite de ce que j’ai écrit:  Solumedrol = cortisone + alcool benzylique (composé de synthèse nocif). Ces perfusions sont administrées par des spécialistes en toute connaissance de cause. Pour sceller ce silence, tous les acteurs du service hospitalier marchent dans la combine. Le patient qui sera bientôt malade est supposé aveugle, sourd et muet. Ainsi, que ce soit les médecins, les infirmiers ou les aides-soignants peuvent faire ce qu’ils veulent avec votre corps. Vous êtes couché, vous parlez à peine le langage médical, par contre, après coup, parfois longtemps après, vous avez besoins de vous exprimer. C’est ce que je fais au travers d’un blog «serailsep», que je tiens à jour et dont j’augmente la matière écrite régulièrement.

     C’est une mafia et le souci principal est de ne pas forcément vous soigner mais de garder une grosse quantité de travail pour la filière médicale. Je me souviens de cette infirmière dans le service neurologique qui me regardait en souriant pendant que la perfusion  de Solumédrol me piquait à chaque goutte qui arrivait dans mon bras. Cela se passait dans le silence ouaté de l’hôpital. Plus récemment, en 2010, alors que les médecins m’avaient diagnostiqué avec la sclérose en plaques, là, ils se sont lâchés oralement. Après m’avoir donné une dose d’antibiotiques même pas précisée dans mon dossier médical, leurs discussions allaient bon train sur le fait que j’avais une sonde urinaire à demeure et que j’allais avoir mal partout (frotter les talons pour atténuer les douleurs).

En plus mon avant bras droit se nimba d’éruptions cutanées bizarres: des taches de sang apparaissaient çà et là. J’en ai parlé à mon médecin référent, qui me dit simplement de ne pas me gratter.

     Voilà comment se passe la médecine pour ceux qui sont marqué d’une croix par le corps médical. On ne dit rien aux patients, leur corps ne leur appartient plus, les moyens que je peux envisager pour me sortir de là sont balayés d’un revers de main. Tout fluide qui est perfusé ou tout médicament ingéré doit être gardé pour toujours. Ces fluides perfusés nocifs se concentrent comme il se doit dans les membres inférieurs (les jambes) et cela fait des handicapés. Le pays n’a pas besoin de ça d’un point de vue économique et d’autre part combien de vies ont été brisées. Je ne parle que de la sclérose en plaques, mais il y a sans doute d’autres maladies qui apparaissent selon une cause similaire. Il n’y a plus actuellement de déclarations fracassantes concernant la recherche sur la sclérose en plaques. Ça ne m’étonne pas! Alors, moi, j’émets ce qui est plus qu’une hypothèse puisque je suis directement touché…

     Ecrivez-moi ou mettez un commentaire sur cet article, il y a pas mal de monde qui est concerné et les médecins font en sorte que rien ne bouge. Parlez-en autour de vous, vu le nombre de gens qui ont la sclérose, il y a certainement des personnes qui peuvent être concernées.

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26 janvier 2009

Alcool Benzylique / poison

Benzyl_AlcoholBenzyl Alcohol (CAS = 100-51-6)
Structure moléculaire

Formule brute : C7H8O

http://leflacon.free.fr/ingredient.php?fiche=9

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01 janvier 2009

Composants Solumédrol

PRESCRIBING INFORMATION

SOLU-MEDROLTM Sterile Powder

(methylprednisolone)

COMPOSITION

SOLU-MEDROLTM Sterile Powder 40 mg

Each 1 ml Act-O-Vial contains:

I. Powder compartment:

Methylprednisolone (as methylprednisolone sodium succinate) 40 mg

Lactose

Sodium biphosphate monohydrate

Dibasic sodium phosphate

II. Diluent compartment:

Benzyl alcohol 9 mg

Water for injection

SOLU-MEDROLTM

Sterile Powder 125 mg

Each 2 ml Act-O-Vial contains:

I. Powder compartment:

Methylprednisolone (as methylprednisolone sodium succinate) 125 mg

Sodium biphosphate monohydrate

Dibasic sodium phosphate

II. Diluent compartment:

Benzyl alcohol 18 mg

Water for injection

SOLU-MEDROLTM

Sterile Powder 500 mg

I. Each powder vial contains:

Methylprednisolone (as methylprednisolone sodium succinate) 500 mg

Sodium biphosphate monohydrate

Dibasic sodium phosphate

II. Each diluent vial (7.8 ml) contains:

Benzyl alcohol 70.2 mg

Water for injection

SOLU-MEDROLTM

Sterile Powder 1000 mg

I. Each powder vial contains:

Methylprednisolone (as methylprednisolone sodium succinate) 1000 mg

Sodium biphosphate monohydrate

Dibasic sodium phosphate

II. Each diluent vial (15.6 ml) contains:

Benzyl alcohol 140.4 mg

Water for injection

FORMS, WAYS OF ADMINISTRATION AND PACKAGES

Each package contains a sterile powder for injection and a sterile solution.

Intravenous and intramuscular administration.

Packages:

SOLU-MEDROL™ Sterile Powder 40 mg: 1 Act-O-Vial.

SOLU-MEDROL™ Sterile Powder 125 mg: 1 Act-O-Vial.

SOLU-MEDROL™ Sterile Powder 500 mg: l Vial + l Vial.

SOLU-MEDROL™ Sterile Powder 1000 mg: l Vial + l Vial.

Pharmacodynamics /....

.../

MANUFACTURER

Pfizer Manufacturing Belgium NV/SA

IMPORTER

Agis Commercial Agencies (1989) Ltd., Bnei Brak 51200, Israel

LICENSE HOLDER

Pfizer Pharmaceuticals Israel Ltd., 9 Shenkar St., Herzeliya Pituach 46725

The format of this leaflet was determined by the Ministry of Health

and its content was checked and approved in November 2005

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31 mai 2008

10 A la tête du patient

10 ans auparavant en ophtalmologie
Chu_opht_jf1
Chu_opht_jf2

Chu_sep_jf1

Chu_sep_jf2

Pour expliquer cette théorie, je vais vous présenter la communication de mon dossier médical lors de mon hospitalisation en septembre 2005. Les données médicales appartiennent aux malades, donc, si je les rends publiques c'est mon droit le plus strict.
A première vue, et en étant non spécialiste comme la plupart des malades qui ne comprennent pas le langage des médecins, tout parait normal...

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13 mars 2008

9 Une cause de la sclérose

Début février 2006, le site apipunture me donna quelques explications (voir fiche précédente), elles correspondaient en gros à mon cas. Lors des états généraux de la sclérose en plaqoes où Brice Hortefeux fit une apparition, je pus enfin voir le visage du professeur Clavelou (pendant que j'étais dans son service en septembre 2005, je n'eus pas l'occasion de le rencontrer). Bien sûr, Melle Ferrier qui s'était auto-proclamée "neurologue référente" pour mon cas n'était pas présente à cette réunion. A la limite, on peut dire que j'en sais plus qu'elle.

Je diffusais lors de cette réunion quelques tracts (25) avec la référence d'apipuncture: je ne sais pas si j'ai servi ou desservi leur cause...
Je pris aussi pas mal de documentation auprès d'associations diverses: les paralysés de France, l'Arsep, divers laboratoires pharmaceutiques (Sanofi). Moi-même, je fus au courant de cette réunion par le biais de la Nafsep que je côtoyais à l'époque.

Une cause de la sclérose en plaque?

En tombant dans cet escalier cévenol le 22 novembre 2003, j'étais loin de m'imaginer que 20 mois plus tard, je finirai par développer la sclérose en plaques. Si je ne sais pas aujourd'hui encore comment je suis tombé, je sais par contre pourquoi. La lisse en bois posée sur la cloison placoplâtre insuffisamment fixée resta dans ma main gauche et m'accompagna dans ma chute, et pas une égratignure! Trois jours plus tard, ma marche en fut altérée (côtes cassées parait-il) et je sentais aussi des problèmes digestifs: une crème apaisante me fut fournie et un léger laxatif prescrit. Commença alors une lente rémission dont le maître mot était: "prendre son mal en patience". L'espoir que demain irait mieux, que la semaine suivante je pourrais courir, s'envolait avec les jours qui passaient.
Assez rapidement, je me rendis compte qu'il m'était devenu impossible de produire des gaz. Je ne pétais plus, voilà tout; la belle affaire. Après mon hospitalisation en septembre 2005, je pris cette dose homéopathique et six heures plus tard, je sentis un changement biologique dans mon abdomen (migration de la douleur), ce qui me permit de remarcher. Début octobre 2005, je tentais de produire des gaz à nouveau; cela marcha.
Quinze jours avant les états généraux de la SEP à Clermont, je ne peux m'empêcher de rechercher les causes de mon mal et de cette maladie en général. Le site http://www.apipuncture.fr/ me fournit des explications que je n'avais pas eues jusqu'alors. Ce fut dans l'approche chinoise de cette maladie que je découvrais qu'ils situais l'origine de ce mal dans des dérèglements intestinaux. La Chine tient à son savoir médical et est assez réticente à la médecine occidentale. Les thérapeutes sérieux convergent vers le constat que 12 à 20 mois avant la déclaration des premiers symptômes clairement visibles, un choc, le plus souvent psychologique, a lieu.
Dans mon cas, si le thérapeute admet que je dis la vérité sans l'arranger, l'origine est mécanique (comme la rambarde de l'escalier), le reste des dérèglements n'étant que des conséquences s'imbriquant les unes dans les autres.
Pour l'instant, étant à la traîne, le corps médical n'a que peu entendu mes explications, repoussant mes allégations comme celles d'un non spécialiste, et qui plus est, atteint neurologiquement. Dans ce froufrou de blouses blanche, il n'est pas question de jeter un quelconque anathème, mais, en tant que malade, les explications qui m'ont été fournies restent bien sommaires.
Déshospitalisé le 19 septembre 2005, sans traitement autre que celui de la kinésithérapie, je ne sus qu'il y avait un "s" à "plaque" de sclérose en plaques qu'en regardant une affiche dans la salle d'attente du CHU en consultation externe le 10 novembre 2005. Pour n'avoir encore que peu lu sur cette maladie, il ne m'est pas encore venu à la connaissance une "origine traumatique physique". En tant que malade, tel est mon ressenti, mon histoire, mais comme beaucoup de choses se passent au niveau du cerveau, allez savoir si mes impressions correspondent à une réalité médicale?
Quand vous saurez enfin que je suis né le jour du Bélier d'avril, vous ne douterez plus de mes propos.

Le 4 février 2006
J-François Jaffeux
1 chemin de la Ronzière
Saint Genès l'Enfant
63200 RIOM

Médication proposée:
une dizaine de pruneaux d'Agen réhydratés, matin et soir en fin de repas (ne jetez pas le jus, buvez-le!), et... pétez la forme.

Cela a évolué depuis!

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8 Causes de la sclérose

En recherchant sur le WEB des choses sur la sclérose en plaques, avec Coogle je mis dans le moteur de recherche directement "causes de la SEP". Je tombais directement sur un article ayant ce nom. C'est là que j'appris le plus de choses sur les origines de la SEP.

Causes de la sclérose en plaques
La sclérose en plaques est une maladie multifactorielle et multigénique. Son traitement doit être pluridisciplinaire, ce que nous proposons dans l'établissement de votre protocole. Selon Isabelle Cornu Reibeix, chercheur à l'INSERM, si les gênes sont directement concernés, il n'en demeure pas moins que l'environnement de vie reste un facteur essentiel. Des travaux et recherches sont en cours sur le chromosome 6 (HDLA - DR15). Cependant, aucun gêne majeur ne présente actuellement une prédisposition à la SEP.
Il convient cependant de ne pas confondre "Cause" et "Facteur déclenchant"! Devant le tollé des accusateurs revendiquant que le vaccin contre l'hépatite B est la cause de leur sclérose en plaques, Le Professeur Jean Pelletier (Marseille), répond par une enquête qui aurait été conduite de façon objective (personnellement le crois volontiers mais quand on sait que lorsqu'il s'agit de poursuites en responsabilité devant les tribunaux, les laboratoires ont des moyens très conséquents pour taire la vérité...
alors regardons ce que le professeur indépendamment des labos explique semble-t-il en toute bonne foi):
L'enquête porte sur 2 groupes d'individus:
Dans le 1er groupe, des personnes ayant été vaccinées contre l'hépatite B, dans le deuxième, le même nombre d'individus n'ayant pas fait l'objet d'une telle vaccination. Cette étude a été conduite sur plusieurs années et tend à montrer que dans un groupe comme dans l'autre il n'y a pas eu plus de cas de SEP de façon significative, et le Professeur Pelletier de conclure: "Les causes réelles de la SEP restent encore inconnues à ce jour mais il existe de nombreux facteurs déclenchants dont le vaccin contre l'hépatite B chez certains, le stress chez d'autres, chocs émotionnels, psychologiques, accidents de la vie etc...
Une maman qui a réagit à cet écrit m'a téléphoné du Canada pour me signaler que ses 2 enfants âgés de 10 et 15 ans ont contracté une sclérose en plaques la même année à la suite d'une vaccination à l'école. Dans la classe de l'un de ces garçons, 5 enfants ont contracté la même année la sclérose en plaques. Tous les cinq ont été vaccinés en même temps.. Allez dire à un enfant de 15 ans qu'il a réuni et amalgamé un certain nombre d'éléments et que le vaccin de l'hépatite B n'est qu'un malheureux "facteur déclenchant".. quelle façon de se dérober à ses responsabilités !
Les chinois quant à eux affirment que la SEP prend naissance dans la partie intestinale. Mauvaise régulation, pollution, mauvaise alimentation sont les 3 causes majeures reconnues. Mais en bons médecins, il leur est tout à fait possible d'aller au-delà et de connaître la cause de la cause. Tout comme le Docteur Catherine Kousmine, j'embrasse cette explication. Tous les patients que j'ai interrogés à ce jour avouent avoir eu un grand coup de stress, frayeur, dépression, divorce ou séparation, pressions fortes au travail, certains ont même conduit leur corps à l'épuisement dans de trop nombreuses heures de travail. Des constipations à répétition sont l'essence même d'une pollution intestinale. N'oublions pas que l'intestin présente une superficie totale interne d'environ 300 Km²! Faite de plis et replis, il est très facile par exemple à des métaux lourds d'y trouver un refuge empêchant toute extraction par produits laxatifs. Ces métaux lourds étant des agents pathogènes, ils souillent la paroi intestinale en la rendant perméable. Le système sanguin et lymphatiques vont faire le reste c'est à dire transporter une partie de ces substances vers le foie, les poumons.. le Cerveau! Dans ce registre, le Dr Bernard Montain explique et démontre que les amalgames dentaires contenant du mercure seraient à l'origine de la SEP chez de nombreux malades et qu'il serait indispensable de "dépolluer" nos dentitions pour enrayer la production de vapeurs de mercure qui se libèrent pendant des années dans la cavité buccale, et qui véhiculées par la salive finissent par polluer le système intestinal et nerveux.
Maryse Pioch Prades, ancienne sportive de haut niveau atteinte aujourd'hui de SEP, accuse plus directement et violemment les amalgames dentaires dans son livre "'j'ai avalé un thermomètre de mercure'".Toujours selon le Dr Montain, on tolère de mettre dans notre bouche, un taux de pollution au mercure que l'on ne tolère pas dans nos rivières.. Tiendrait-on un double discours? Là encore, force est de reconnaître que les labos qui produisent les amalgames à base de mercure se défendent en disant qu'il n'existe aucune preuve formelle que...
Alors, permettez moi de poser une question directe à l'ensemble des lecteurs à qui je demande de réagir:
L'un d'entre vous a-t-il déclenché une SEP alors qu'il n'a jamais eu d'amalgame dentaire au mercure ? Si vous répondez oui, alors merci de me le faire savoir personnellement. Si les amalgames au mercure disparaissent, connaîtra-t-on un enrayement de la Sclérose en plaques ? Pour ma part, je pense que le nombre naissant diminuera considérablement car le mercure est un poison pour le système intestinal. D'un autre côté, je ne pense pas que la SEP disparaîtra car de trop nombreux facteurs polluants peuvent remplacer le mercure. La pollution industrielle et agroalimentaire nous apporte son lot quotidien de métaux lourds
Dans un autre registre, la Médecine Traditionnelle Chinoise tend à démontrer qu'il existe de nombreuses sources mises en cause directement dans la naissance de la Sclérose en plaques.
Dans son "Traité pratique de la MTC, Giovani Maciocia explique que l'étiologie de la SEP serait due en grande partie à l'invasion de l'humidité.
J'ajoute que depuis la nuit des temps, la Médecine Traditionnelle Chinoise informe des conséquences du froid sur les reins et de l'humidité. Si raison lui est donnée, nous accuserons dans les toutes prochaines années une montée en puissance de nouveaux malades de la SEP et autres maladies neurodégénératives. En effet, les jeunes filles d'aujourd'hui, avec leur ventre à l'air (même si c'est très mignon, mode oblige) ne se rendent pas compte que la région lombaire est tout autant dénudée! Bien souvent c'est pour laisser apparaître un tatouage, ou le haut d'un string, qu'importe! Toujours est-il que les reins se refroidissent par cette porte ouverte. Dans le passé nos parents, grands-parents et arrières avaient plutôt l'habitude de porter des vêtements bien couvrants et pour ceux qui travaillaient dur, une ceinture de gaze ou de flanelle (comme me l'a gentiment fait remarqué une lectrice) ou ceintures spéciales qui entouraient leur reins. Ah la mode! C'est beau mais pas toujours sans effets secondaires sur le long terme.
Enfin, la MTC dénonce 3 grandes causes de la SEP:
1/- L'alimentation: Une alimentation trop riche en graisses affaiblit la rate et favorise l'intrusion de l'humidité. Les pays occidentaux sont d'avantage concernés n'est-ce pas?
2/- Les excès sexuels pour les jeunes hommes car ils affaiblissent leurs reins et foie. Cette cause peut paraître risible mais la MTC la considère très sérieuse.
3/- Les chocs psychologiques, affectifs, accès de colère et ressentiments affaiblissent la rate qui gouverne les muscles et provoque une brusque déplétion du Qi du cœur, autrement dit des troubles graves pour la circulation sanguine.
D'après Laurie Moser, des dangers imminents guettent les buveurs de coca et pepsi "light". Il semblerait à cet effet que l'aspartame (les substituts édulcorants) est une véritable bombe à retardement
Notre alimentation est guidée par une industrie toujours plus soucieuse de camoufler les réels effets de certains produits ajoutés comme les rehausseurs de goût dont le glutamate, véritable bombe à retardement. Alors que ce complément alimentaire est déjà reconnu par la médecine et la science comme hyper-dangereux pour les malades atteints de la maladie de Parkinson, aucune mesure de protection gouvernementale n'est prise à ce sujet!
En conclusion courte, bien qu'aucun virus n'ait encore été détecté à ce jour comme "élément cause" il n'est pas difficile pour le thérapeute de connaître la cause du déclenchement d'une SEP chez un patient. Il suffit d'analyser sa vie, principalement dans les 12 - 20 mois qui ont précédé les premiers symptômes.  Encore une fois, cette maladie est une maladie multifactorielle et multigénique. Il faut donc à sa genèse, qu'un certain nombre d'éléments soient réunis pour créer un ensemble aggravant qui explosera au jour "J" par un facteur "déclenchant" , autrement dit, une goutte d'eau qui fera déborder le vase.
Nous n'écoutons pas suffisamment notre corps quand il nous envoie des signaux.. et un beau jour, il décide de nous faire payer cher ce manque d'attention. Bien des personnes sont stressées, bien d'autres ont des amalgames dentaires, connu de grandes frayeurs, des accidents de la vie, viols, chocs psychologiques, affectifs etc... tous n'ont pas déclenché une SEP.. mais la SEP guette tout le monde sans distinction du milieu social dans lequel tout individu est plongé.
Ceci tend à prouver qu'un creuset d'éléments doivent être réunis pour faire déclencher une sclérose en plaques.
Cette analyse est très précieuse dans l'élaboration de mes protocoles, car jusqu'à ce jour, je n'en ai encore pas établi 2 identiques!
Il est indispensable de tenir compte du passé de chaque malade dans les moindres détails afin de déterminer une thérapie adaptée. Il est indispensable d'adapter la quantité de venin pour chaque patient. Il est indispensable enfin de considérer que pour vaincre cette maladie, il ne suffit pas de vendre des produits, ou des gouttes... Il est impératif de corriger l'alimentation, et favoriser un exercice physique quotidien.
Enfin, je reste persuadé que si la sclérose en plaques est d'origine intestinale, on trouvera très certainement dans un futur proche, un problème d'infection bactériologique à la base.

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7 Et maintenant, les rêves

Parallèlement à une sorte de suivi neurologique des neurologues du CHU de Clermont, je pris comme médecin référent le docteur Véronique Dacher à Chamalières, un peu homéopathe.
Elle me prescrivit encore 2 ou 3 fois des doses homéopathiques qui ne firent apparamment pas grand-chose.
Je préparais aussi un dossier, dont une partie à remplir par un médecin, il fut envoyé à la COTOREP.
Elle me demanda aussi de raconter mes rêves; ce que j'effectuais finalement...

Et maintenant, les rêves.
Ils ne sont pas nombreux, le premier a eu lieu début octobre. Dans un premier temps, il y a eu description d'un gros papillon (de la taille d'un pigeon), le monarque n'étant qu'un enfant de cœur à comparer. De couleur carmin en son centre, allant jusqu'à un beige tendre aux extrémités des ailes en passant par un bleu profond, entièrement irisé, il prit son envol à l'intérieur d'une habitation (passage devant une fenêtre). Son vol était celui d'un animal blessé (d'ailleurs je n'ai souvenir que de ses ailes repliées), ses ailes ne se déployant pas correctement. Dans ce vol maladroit, survint un animal genre chat/fouine, de couleur blanche et noire (rayures le long de son corps), très ramassé par rapport au sol, assez long et plat, et très véloce. En passant sur une commode, je compris que son but était d'attraper le papillon handicapé. Comme dans un jeu vidéo (avec une musique pas trop rapide et assez tranquille), j'intervins pour l'intercepter, en lui montant dessus. Mon poids n'était pas suffisant pour le bloquer et, cet animal s'aida des murs pour se redresser lentement, et sans doute finir sa chasse. Je me réveillais en m'apprêtant aussi à sauter sur mes jambes.
Deux jours plus tard, ce fut un passage du film TRON (à l'intérieur d'un jeu vidéo), où je vis cette arche/vaisseau qui se déplace dans les airs en butant dans d'autres constructions virtuelles et perd un bout d'une de ses pattes (un bout du mur virtuel). Le rêve fut court, cela me rappela des souvenirs où je faisais mes premiers dessins animés en images de synthèse pendant que le film de Walt Disney sortait (1983).
Entre temps je prends la nouvelle dose homéopathique commandée à Angers si ma mémoire est bonne.
Fin novembre, je me retrouve dans une attraction foraine, dans une nacelle hémisphérique avec le vide pour me faire peur et un personnage qui semble rire pour m'impressionner. Manque de pot, dans la réalité comme dans le rêve, je ne suis pas un adepte du genre de manège où on se fait secouer, et avec philosophie, j'attends que le tour de manège se termine, en m'accrochant à la nacelle, quand-même.
   
Il y a beaucoup de jeux dans ces rêves. Je consulte le manuel: ma nalyse, j'en ai pas. Ce que je peux dire, c'est que je dors bien et qu'au réveil de ces rares rêves, je n'ai pas d'oppression particulière. Au bout de ces plus de deux ans d'handicap chronique, j'en ai vraiment marre. Fataliste, oui, dur à la douleur, certes: j'ai fait des démarches médicales et à écouter les amis, il y a encore des trucs à essayer, mais quoi? En plus, j'ai l'impression de précipiter la cortisone. Certains symptômes qu'on m'a demandé au CHU ne sont apparus qu'après leurs traitements: "traité à la cortisone" et non soigné à la cortisone... En 1995, mes deux pieds semblaient "plombés" avec je ne sais quoi, jusqu'aux chevilles, en 2005, c'est jusqu'aux genoux que cela s'arrête. Je ne me risquerai pas à faire le lien de cause à effet, mais en tant que malade conscient (un peu) de l'état de son corps, je m'interroge un peu! Dubitatif est le mot.

Régime et exercices
Comme mentionné plus haut, dans ma chute, en plus d'éventuelles côtes cassées, mon système digestif a été atteint. Je mange normalement, mais en fonction de mes exercices physiques et de ce que mon estomac peut endurer. Dès le départ, j'ai senti le besoin d'avoir des laxatifs légers pour faciliter mon transit. Actuellement, je prends du Movicol (un sachet tous les deux jours), de l'huile de paraffine et des pruneaux. Cela m'aide.
Concernant la marche, j'ai constaté qu'avec les douleurs abdominales et les jambes lourdes, mes progrès semblaient stagner. Comme le choc a eu lieu à peu près au milieu du corps, mes membres supérieurs se sont aussi fragilisés et leur habileté s'en est altérée (j'ai tendance même à devenir gaucher...) Marcher, c'est bien, mais j'ai commencé à faire des exercices (début décembre) avec mes bras, pour décoincer ce qui pouvait être décoincé. Il est trop tôt pour juger du résultat, mais je peux dire que cela me tire sur les tendons ou les muscles. Au bout de 600 ou 700 mètres, l'impression de me couper en deux (au niveau du point de chute) revient systématiquement, m'invitant à me reposer, allongé de préférence.

Les jambes lourdes
    En 1995, après mon hospitalisation dans le service ophtalmologique et une série de perfusions à la cortisone, mes pieds se sont retrouvés engourdis. D'après mes souvenirs, il a fallu une longue période pour me dégager de cette impression désagréable. En 2005, lors de l'autre hospitalisation, les médecins m'ont demandé si je n'avais pas des problèmes pour m'arrêter d'uriner. Je leur fit la réponse que j'avais autant de difficulté à commencer d'uriner qu'à arrêter (réponse de normand pour dire que je n'avais pas de problèmes particuliers à ce niveau là). Il me fut demandé aussi si je n'avais pas des problème de déglutition et de démangeaisons. À l'époque, je n'en avais pas. Depuis ma sortie de l'hôpital, ces symptômes sont en effet apparus progressivement. De cause à effet, ces organes neurovégétatifs sont devenus neuroactifs, mais le plus surprenant, c'est que l'impression de jambes lourdes est apparu, se situant à un peu plus haut que les genoux. Les douleurs costales ont l'air de s'être un peu résorbées, et je me retrouve, entre Noël et le jour de l'an 2006, à être maintenant plus gêné par ces jambes habitées par un produit qui se résorbe lentement que par mes douleurs de chute. Malgré les plus de deux kilomètres de marche quotidiennes, mes jambes ne m'obéissent pas vraiment. Qu'est-ce qu'il faut faire? J'en viens à me demander s'il ne faudrait pas me retirer ce qui m'a été administré, par une saignée par exemple. Remède d'une autre époque, sans doute rarement pratiquée aujourd'hui.

Après avoir rendu ma copie, je lui demandais quand-même à quoi pourrait servir ce petit exercice.
Sa réponse fut laconique: "Pour savoir!". Immédiatement, je me fis la réflexion: "Mais ça ne sert à rien!" Quelque mois plus tard, je complétais celle-ci: "Je n'ai pas besoin d'une concierge pour mes rêves!"

Sans le savoir, j'étais en train d'étudier la psychologie des médecins, qui ont l'air de prendre les patients pour des ignares, des patients qui ont besoin d'avoir un médecin traitant, et qui n'ont pas besoin de se poser des questions!
J'ai suivi des études scientifiques. Arrivé au BAC,  certains de mes copains d'alors envisageaient leur futur: parmi ces choix, la médecine, bien souvent parce qu'on gagnait bien sa vie avec ce métier, très peu parce qu'ils éprouvaient le besoin d'aider les malades (vocation).

Sur les conseils d'un pote, je pris rendez-vous chez le docteur Le Pan (à Clermont aussi). Je lui parlais aussi de la sclérose en plaques... Le jour du rendez-vous, cela alla très vite: il ne fit même pas d'examen, me réclama ma carte vitale et me donna une adresse belge où je pourrais me procurer de la "potion". Je lui dis que lui, ne perdait pas de temps. Il me prévint que cela allait être forcément long (plus de 6 mois), je lui rétorquais que pas forcément, puisque au CHU, en trois jours, il était possible de faire trois perfusions!

Quelque part, il m'avouait qu'il n'était pas possible de faire grand-chose.

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6 Sclérose en plaques, après le CHU

Avant-propos du 23/11/05.
JF Jaffeux 45 ans
Cela fait à peine 4 mois que je sais que j'ai hypothétiquement la sclérose en plaques. Les autorités médicales le savent peut-être depuis plus longtemps... Je sais par contre que je suis tombé dans un escalier voici 2 ans. Plutôt que d'avoir des chamailleries sur ce que j'ai vraiment, il serait peut-être plus judicieux de convenir que cette chute a été un facteur de convergence des symptômes. J'ai fait l'effort nécessaire d'acceptation de la SEP, faîtes le vôtre pour me croire sur parole de ces problèmes mécaniques suite à cette chute accidentelle.

Commencé le mardi 21 septembre 2005.
Après la reconnaissance de problèmes de marche en juin 2005, M. jaffeux est hospitalisé le mardi 13 septembre 2005 au CHU de Clermont-Ferrand, service neurologique du professeur Clavelou. Suite aux clichés en date du 29 août 2005, "un syndrome pyramidal" est reconnu et traitée par 3 perfusions de cortisone les 15, 16 et 17 septembre. Le 17 septembre M. Jaffeux sort du service avec 20 séances kiné à exécuter et les confusions mentales d'usage.
Le lundi 20 septembre, peu avant midi, après explication de comment prendre la dose 200 K, celle-ci est prise. Environ 6 heures plus tard, je ressens pendant une demi-heure des modifications biologiques dans mon abdomen. Après une nuit de repos, je constate que les douleurs ont migré: les douleurs semblent être passées, pour beaucoup, de l'intérieur de l'abdomen vers l'extérieur. Je peux de nouveau marcher sans un arrêt trop prématuré.
Les jours suivants, je me dégourdis les jambes, en en faisant sans doute trop. Je fais des bonnes nuits. Une certaine rééducation commence peu à peu.

Récit de l'hospitalisation du 13/09/05.
Elle a lieu à RIOM dans le service du professeur Flori à l'hôpital Guy Thomas. Dans le couloir, les mobiliers des chambres sont sortis, apparemment , seule la mienne est préparée. Le professeur Flori arrive et commence à sermonner les internes sur le manque de préparation de mon dossier. Enfin il sort les clichés de l'IRM; coupes de cervelle et coupe longitudinale de la colonne vertébrale. À ses dire, je ressemble à un  sapin de noël neuronal. En conclusion, vu la proximité de sa retraite et dans mon intérêt, il préfère confier mon cas au professeur Clavelou au CHU de Clermont.
Je mange à midi à Riom puis part en ambulance pour Clermont. Je rentre dans le service neurologique où mon voisin de chambrée me piquera la vedette: docteur Maligne avec ses carotides bouchées.
Mercredi, ponction lombaire, prise de sang, tests et visites médicales. À chaque fois, je mets en avant, comme étant la cause de ma venue dans l'hôpital, ma chute dans un escalier, avec un point d'impact extrêmement localisé. Je leur dis enfin que je ne suis pas contre de commencer à soigner les conséquences avant la cause... J'ai l'impression qu'ils ne tiennent guère compte de mes dire.
Jeudi, vendredi, samedi perfusion de cortisone. Lors de la dernière perfusion, le staff médical arrive et me demande de marcher, pour voir. Leur conclusion était jouée d'avance: malgré le fait que je leur dise le contraire, ils (plutôt elles) avaient raison: j'allais mieux.
Gentiment, je leur expliquais que là, j'étais dans le service neurologique, que j'aurais préféré me trouver dans un service traumatologique. Leur réponse était toute trouvée: je faisais une fixation! C'est sûr; on a qu'une santé, et je n'ai pas essayé de retomber dedans pour avoir des éraflures sur les bras; en tombant, je n'ai pas eu le temps de choisir quelle marche j'allais heurter et les séquelles auxquelles j'aurais droit.

Il y a 10 ans, j'ai perdu l'usage de l'œil gauche pendant trois semaines, ce qui me valut une première croix en "névrite optique". Poursuivi par mes antécédents médicaux, en toute logique (celle des médecins que j'ai pu consulter), je me suis retrouvé dans une spirale neurologique; celle qui peut conduire, si on n'y prend garde, en psychiatrie. Je me suis dit qu'il fallait qu'on s'occupe de mes côtes ou autre diaphragme et que l'hospitalisation en neurologie serait un point d'entrée pour une prise en compte ultérieure d'autres facteurs.
Je ne rejette rien à priori. Je ne retiens qu'une chose: lundi, je prends la dose homéopathique, six heures plus tard, il y a "retournement" de situation et je peux de nouveau marcher.
Sans entrer dans la parano, mais vu le peu d'écoute que j'ai eu au CHU et un peu avant, j'espère que dans leur diagnostic, il sera fait mention que je suis "un peu tombé dans un escalier". Déjà, je sens poindre une tentative de récupération, par le mandarinat clermontois, de ce léger résultat, la peur du traitement à venir y est il aussi pour quelque chose. Pour parachever la situation, lors de ma dernière perfusion, l'infirmière m'avoue s'être trompée sciemment en laissant couler à plein tuyau pendant 2 ou 3 secondes la cortisone: "J'ai été méchante avec vous..."; je n'avais pas besoin de cette remarque pour ne pas apprécier ma présence à l'hôpital. Enfin je ne connais toujours pas la bobine de M Clavelou!
Hormis ces remarques comportementales, sans doute indignes de praticiens, mais peut-être compréhensibles devant un cas pathologique soupçonné feint, j'ai eu l'impression d'être à la fois épié dans mes comportements et peu écouté en tant que patient.

Chronologie des événements et évolution des gènes dans les gestes.
Je tombe dans cet escalier, sans doute en plein dans l'axe. Je trouve le moyen de tomber de tout mon poids sur le côté gauche et un peu dans le dos, sur un nez de marche. Dans ma chute je ne touche ni les murs, ni d'autres organes; même la lisse en bois que je n'ai pas lâché ne m'a heurté. Peu de personnes m'ont vu tombé, et en fait je refais surface sans égratignure et encore sans problème apparent. En racontant mon histoire, le propriétaire de la maison me demande de ne pas le poursuivre au tribunal et une femme travaillant à l'hôpital du Vigan (comme aide soignante) me voit utiliser une canne dès le mois de février prochain: j'ai essayé d'en savoir plus, mais ça n'était qu'une vision!
Ce n'est que trois jours plus tard que je ne pus plus me lever normalement. Donc, je vais voir le médecin de Saint Hippolyte du Fort qui me confirme les côtes cassées et le fait qu'aucun organe vital ne semble avoir été touché, la patience s'impose. Une crème apaisante et une confiture à base d'huile de paraffine me sont alors prescrites. Dès lors commence une longue observation du plafond, mes pas se raccourcissent et évitent les à-coups; petit à petit, ma démarche ressemble à celle d'un vieillard. Pour dormir, le ventre, le dos et le côté droit me sont supportables... Je devais garder une maison pendant l'hiver, pendant que leurs propriétaires allaient en Casamance. J'ai assisté à leur départ le 15 décembre 2003; 4 jours plus tard, leur périple s'acheva dans un tas de terre qu'un camion avait benné accidentellement sur la route à Marbella en Espagne. Le rapatriement sanitaire fut l'occasion d'inaugurer l'hôpital de Mouzoules: le conducteur était un polytraumatisé, sa femme avait eu le coup du lapin, même le bébé avait eu une amorce de bras cassé! On essaya bien de se soigner aussi avec des chocolats. Ma convalescence s'annonça sous un jour nouveau, tellement nouveau que je refusais de m'en aller comme un lâche, préférant apporter un peu de solidarité auprès de ce couple apparemment plus amoché que moi.
Beaucoup de personnes vinrent les voir, notamment un couple avec deux enfants assez turbulents de trois et quatre ans. C'set vrai, je ne me suis pas méfié, et le 30 décembre, alors que j'étais allongé sur le dos, sur le tapis, le plus jeune courrait partout. J'avais les yeux ouverts, et sans pouvoir rien faire, je vis s'abattre son pied, pile poil sur mes côtes endolories. Il aurait pu me marcher dessus ailleurs, ben non! En le sermonnant un peu: "Il ne faut pas s'attaquer à un animal blessé!", ses parents un peu confus de la vivacité de leur enfant, je compris un peu à mes dépends pourquoi les enfants étaient interdits à l'hôpital. Toujours est-il, que deux minutes après ce piétinement, une sorte de froid me saisit entièrement.
Ce ne fut que vers la mi-février 2004 que je pus enfin dormir sur les quatre côtés. Par contre, j'avais commencé à prendre l'habitude de dormir droit comme un "I". Je me disais tous les jours que les choses iraient mieux demain, que je pourrais courir le mois prochain, et malgré les douleurs encore présentes, je continuais à avoir une certaine activité. Quelle déception, la santé ne s'arrangeait pas! Sans m'en rendre compte suffisamment, elle se dégradait même. En 2004 et début 2005, j'essayais de faire un peu de menuiserie, J'ai été voir un ostéopathe, un microkiné, un généraliste, une radiographie de contrôle: toujours mal. Tant et si bien que début juillet 2005, j'atteins le degré quasi ultime de l'homme qui a trop bu, ce qui entraîna assez rapidement mon hospitalisation.

Ce que j'ai eu, je ne le souhaite à personne. Quelque part, de par mon détachement relatif de mon état de santé et de la façon d'en parler, plus l'absence de trace et de constat de chute, on a pu me prendre pour un affabulateur. Des amis proches m'ont même dit que la plus grosse partie de mon mal se situait dans la tête. J'avais beau montrer mon flanc, rien ne pouvait changer leur intime conviction; pareil pour ceux qui croyaient à la chute dans l'escalier mais qui l'associait à une volonté de mettre fin à mes jours. Mollement j'expliquais que: "Pour ma décharge, je me suis retrouvé en bas de l'escalier avec la rambarde dans la main (la gauche en l'occurrence)". J'avoue avoir remué dans tous les sens cette dernière "accusation", en interrogeant mon subconscient, mon inconscient, ce qui fait ma personnalité, mon état psychique juste avant le crash et ce que j'ai trouvé (mais il faudrait peut-être avoir confirmation auprès d'un psychiatre), c'est que j'ai tendance à faire trop confiance aux choses qui m'entourent et aussi à mon corps. Pour le cas présent, c'est vrai qu'avant de m'élancer dans l'escalier, je n'ai pas vérifié la tenue de la lisse en bois. Cela ne se fait pas, surtout dans une soirée, et le faire m'aurait fait passer pour un paranoïaque. L'accident devait arriver; avec fatalisme, j'endossais les conséquences.

La croix neurologique.
Début juillet 1995, je perd l'usage de l'œil gauche: vision assombrie et acuité réduite. Au bout d'une semaine et d'un voyage sur la côte d'Azur effectué, les choses ne s'étant pas améliorées, je téléphone chez une ophtalmologue d'Aubière dont je retranscris la teneur:
"Bonjour Madame (je ne me souviens plus de son nom!), je souhaiterais prendre rendez-vous."
"Bien sûr. Ce sera lundi prochain à 13 h 30"
"On ne pourrait pas un peu avant?"
"Attendez, je regarde..." J'entends les pages se tourner pour chercher un éventuel trou dans l'emploi du temps.
"C'est à dire que je ne vois rien..."
"Vous avez raison, pas avant lundi prochain 13 h 30"
En raccrochant, je m'amusais de cet étrange pouvoir que j'avais glané incidemment: celui de pouvoir lire dans les agendas par téléphone et aussi d'une difficulté à être compris et écouté.
Le lundi arriva, et devant le "trou noir visuel", elle m'octroya un rendez-vous auprès du docteur Amara en ophtalmologie et en urgence au CHU. J'y allais, et affolée, elle décida qu'il fallait m'hospitaliser de toute urgence pour 48 heures. La date fut fixée par courrier au 1er août 1995.
Trois jours avant cette date, ma vue se rétablit, mais par correction, je me présente avec le petit balluchon pour 48 heures. Je passe des tests et lors de l'un d'eux (cercles de couleur rouge et vert), la question m'est posée si je vais mieux. Évidemment, je leur dis que je revois. Deux jours plus tard, la même question m'est posée; les information ont du mal à remonter... En plus, il a été décidé de me garder plus longtemps pour la ponction lombaire et les perfusions à la cortisone. Le professeur Amara est partie en vacances et moi j'attaque les miennes.
C'était la première fois que j'étais hospitalisé et déjà les incompréhensions surgissaient et personne pour me briefer sur les coutumes particulières internes au service; je vous assure que je ne le faisais pas exprès... Peu après une mise en perfusion, une infirmière arrive dans la chambre et commence à râler sur la pièce pas tout à fait en ordre. Je regarde autour de moi: personne d'autre. Ce que l'infirmière venait de dire devait s'adresser à moi, forcément. Malgré mon état perfusé, je devais être en mesure de faire un peu de rangement. Je prends la fiole de cortisone et la passe par la manche de ma chemisette. Cela s'arrête de couler, je sonne et là j'apprends que l'infirmière parlait à elle-même et que c'était normal!
Après quelques autres faits joyeux, la sortie du CHU se profile, un rendez-vous est pris avec le professeur Amara. Je retourne à la maison avec des inhalations et de la cortisone solide à prendre: 40mg deux fois par jour. J'en prends deux ou trois fois pour me rendre compte que cela me fait aller à 200 à l'heure, ne me ménageant que 2 à 3 heures de répit quotidien; c'est fatiguant pour moi, cela l'est autant pour les autres. Je téléphone au CHU pour expliquer le problème de ce médicament et d'un éventuel aménagement de dose. La réponse est laconique et sans discussion: "Prenez vos médicaments!". La boîte de cortisone part à la poubelle, de fait le traitement est interrompu. Je fais appel à mon médecin traitant, Dr Umbdenstock qui me prescrit un truc homéopathique. Je mettrais quasiment le reste de mes vacances à récupérer de cette expérience.
Début septembre, je vais donc au rendez-vous, en prenant bien soin de ne pas me présenter à l'accueil. Je suis en possession du ticket de rendez-vous et attends dans le couloir. C'est une vengeance à la con, peut-être, mais être hospitalisé 48 heures ou une semaine, ce n'est pas la même chose: je n'appréciais guère ce mensonge qu'on me fit. Plus tard, le professeur Amara m'appela; je ne manquais pas de lui demander si elle avait passé de bonnes vacances.

Courant août 2005, jugeant de mon état pitoyable, mon frère Jérôme et ma belle-soeur Sandrine s'entretienne avec moi. Mon frère commence: "Tu n'écoutes pas" (sous entendu; il existe d'autres médecins que mademoiselle Umbdenstock, que tu pourrais consulter), et il continue: "vu ton état à l'époque de tes problèmes d'yeux, elle était prête, si tes bouffées délirantes continuaient à te faire interner en HP". Je répondis donc à mon frère, que j'étais heureux et surpris d'apprendre cette nouvelle vieille de 10 ans. Il me rétorqua alors qu'il ne me l'avait pas dit pour me "préserver". Quel bonheur de se sentir aimé,.. de cette façon, je m'en passerais bien. Quoi qu'il en soit, Sandrine prend rapidement rendez-vous avec le docteur Véronique Dacher.

Antécédent psychiatrique.
En 1984, au bout des reports d'incorporation permis, l'armée m'appelle en renfort à Castel Sarasin. Le génie sera mon arme. Malheureusement, il faut croire que j'ai eu peur de cette incorporation et j'ai demandé à voir le capitaine. Là, entre autre, je lui ai demandé pourquoi les fils de fer barbelés disposés tout autour du camp étaient dirigés vers l'intérieur de la caserne, alors que l'ennemi était censé venir de l'extérieur. La réaction fut violente, dehors! La sentence psychiatrique restera à jamais gravée dans ma mémoire, à défaut d'être écrite sur un papier: "Phobie névrotique, incapacité à vivre en milieu structuré". Pendant que des appelés se jetaient par les fenêtres pour échapper à l'incorporation, quitte à se faire gravement mal, je suis sorti de la caserne en me faisant copieusement engueulé par un sergent. Je suis parti aussi avec la feuille de l'infirmerie, avec marqué dessus: "P=5" raturé, document extrêmement rare qui me permet de revendiquer d'être "P5 barré".

Sans jamais qu'on me le dise vraiment, mes allégations ont été mises en doute: ce n'est pas réellement grave, je me rends bien compte qu'à l'écoute d'un "zozo" de mon espèce, mes dire sont sujet à caution. D'un autre côté, n'ayant pas fait les études de médecine nécessaires, je suis bien obligé de m'en remettre aux docteurs, à les écouter, à me plier à leurs traitements, sinon à leurs diagnostics. J'ai besoin d'eux, et pour moi, il est vain de leur en vouloir de s'être trompés ou de s'être égarés sur une mauvaise piste; moi même, j'ai du mal à expliquer quelles sortes de douleurs m'accompagnent. Recourir comme un lapin, c'est mon but, car je sais que l'on a qu'une seule vie et qu'il faut préserver sa santé.

Le 10 octobre 2005
Le 30 septembre 2005, j'ai rendez-vous chez le médecin homéopathe pour faire une "mise au point", ce qui paraît être difficile avec cette profession qui soigne parfois au hasard, en fonction de ce que peut dire ou laisse entrevoir le malade... Elle me laisse un délai de 3 ou 4 mois avant une prochaine visite éventuelle, ce qui à mon sens est un relatif abandon. Baste, je vais un peu mieux et je profite de l'avantage. Las, l'après-midi, en sortant des toilettes, mon dos se bloque au niveau des lombaires. Je serai sans doute mal intentionné en disant que c'est à l'endroit de la ponction lombaire exécutée 3 semaines plus tôt au CHU que le blocage à lieu, s'il ne me revenait pas en mémoire qu'en février 2002, une trop grosse bûche posée sur l'épaule m'avait fait souffrir au même endroit. Encore une coïncidence qui aurait pu être mal interprétée. Cette douleur, parfois vive dura une semaine. Je la mis à profit pour tenter de résoudre certains problèmes gastriques.
Péter un coup ça soulage! Car il s'agit de cela. Déjà que j'avais des difficultés à aller à la selle, cela se doublait de difficultés à extérioriser les vents. Je devais certainement en produire, mais où ils passaient, cela je ne peux le dire. À force d'efforts intestinaux plus d'autres produits; genre bicarbonate de soude, l'extériorisation de ces gaz était devenue possible. Cela n'est peut-être pas grand chose, mais j'avais l'impression de redevenir normal. Quelques années auparavant, j'avais ressenti des malaises soudains plus des sueurs abondantes qui se résorbèrent immédiatement après de bons pets. Je me dit alors: "c'est donc ça, avoir un pet de travers!"
Comme les derniers temps, avant mon hospitalisation au CHU, je ne bougeais plus, maintenant une barrière étant franchie, je me rééduque à la marche progressivement. Actuellement, je ne tiens pas la distance; au bout de 300 à 500 mètres, il me faut me reposer couché 5 à 10 minutes pour pouvoir recommencer. J'arrive à parcourir ainsi entre 2 et 3 kilomètres par jour actuellement.
C'est la période des noix, le vieux réflexe revient, mais les ramasser est problématique: les premières que j'ai empochées m'ont données un de ces vertige, presque à tomber. Tout n'est pas résolu, loin s'en faut! Dans les premiers temps après la chute, avec bonne humeur, je disais à qui voulait l'entendre: "je me suis cassé les côtes et en plus je me suis fait un bleu à l'estomac". Après quelques mois de repos forcé et constatant que les choses ne s'arrangeaient pas vraiment, je me suis dit que peut-être avais-je effrayé les intestins. Un vieux souvenir de lecture ou d'émission médicale m'a fait me rappeler le terme de "neurovégétatif" concernant l'appareil digestif. Celui-ci prend les commandes au cervelet, le cerveau le plus primaire de l'homme et s'occupe des organes vitaux (poumons, appareil digestif, cœur, derme et épiderme, toutes les tuyauteries internes...)? Est-ce dans cette direction qu'il faudrait aussi chercher? Au bout de presque 2 ans d'attente d'une rémission, les choses ont l'air de se décanter, mais qu'est-ce que c'est long!
J'accepte bien volontiers qu'il y a eu coïncidence lorsque j'ai enfin ressenti des modifications le 20 septembre 2005. Entre le fait que j'étais imbibé de cortisone, que j'ai pris cette dose homéopathique, que 22 mois me séparais de la chute, je tiens à signaler que je n'ai promis à aucun saint de brûler un cierge. Les circonstances et les conséquences de la chute sont bizarres, moi-même suis un peu bizarre, tout ça ne nous aide pas à y voir clair. Vive les rhumes, eux au moins on sait les traiter.

Entendu sur M6 incidemment, sans doute pour annoncer un épisode de la série "Charmed": "Elle a fait une chute de 3,5 m dans les escaliers et elle n'a pas eu une seule égratignure: c'est une sorcière!" Je me suis dit intérieurement que c'était ce qui m'était arrivé, mais que je n'avais pas pu éviter les contusions internes. Je comprends bien que dans le service neurologique, le diagnostic est tout autre, jusqu'à me demander d'oublier ma chute.
Pourtant, toutes les douleurs convergent vers le flan gauche. Mes apparentes fatigues sont surtout le fait d'avoir cette étrange impression d'être coupé en deux et d'avoir besoin de m'allonger un instant pour pouvoir repartir plus tard.
Actuellement un point de côté permanent me gêne plus qu'il ne me fait souffrir. Le fait de bricoler avec mes mains trop longtemps finit par amener la douleur vers ce point de côté.
Lorsque j'ai été voir mon médecin traitant, deux possibilités s'étaient fait jour: soit un problème neurologique, soit un problème mécanique, sans doute visible par échographie. L'examen eut lieu en juillet 2005 à l'hôpital de Riom: en traînant la patte, je suivais le praticien qui se mit derrière son écran et qui m'indiqua de m'allonger, gel pour échographie, l'examen commençait. Presqu'aussitôt, je lui montrais l'endroit où j'avais mal, en joignant le geste à la parole. Il me répondis assez sèchement qu'il connaissait son travail. L'examen se termina en haut de l'abdomen, avec un temps de flottement. Le résultat fut que tout était normal, il est vrai que je ne connais pas le domaine médical. Vu mon état, je rue très peu dans les brancard, je fais mes 3 ou 4 kilomètres de marche quotidienne, en espérant que les choses s'amélioreront, lentement il faut croire.
Lors de la consultation du 10/11/2005 avec Melle Ferrier qui s'est finalement bien passée, celle-ci me prévint dès le départ: "Vous êtes têtu, je le serai plus que vous!". Le texte que j'avais laissé lors de ma dernière hospitalisation, en forme de supplique était au premier plan. La confrontation n'eut pas lieu; j'ai déjà suffisamment à faire avec mes ennuis de santé. Puis, elle m'interrogea sur les résultats du test sur la mémoire, que je n'avais pas passé (et dont évidemment je ne pouvais me souvenir). Enfin, je proposais ce présent texte à sa sagacité: refus poli! Rendez-vous le 05/12 pour ce test de la mémoire.
Tout ça pour dire que je n'ai pas de haine contre un quelconque médecin: certains m'ont loupé, voilà tout, et en plus, je ne suis même pas procédurier. Après tous ces événements et surtout cette non-écoute de ce que le patient a en souffrance, je propose une psychothérapie adaptée aux médecins avec caméra cachée pour mesurer la déontologie.


Ce texte que j'ai pu remettre à la neuro-psychiatre du réseau Sep Auvergne resta lettre morte. Donc les médecins ne voient aucun intérêt à savoir ce que pourrait être la sclérose en plaques et l'aide volontaire que pourrait amener les malades.

Vers la même période, une sorte de liquide exsudait de mes mains. Pour faire partager cette surprenante constatation, je demandais à ma mère de simplement prendre mes mains: elle refusa! Par conséquent, ce témoignage me fut impossible à produire ultérieurement. Par conséquent, aussi, il me fut facile de mettre en cause tout ce qu'elle pouvait dire au sujet de la sclérose, et par extension tout ce que les sujets sains pouvaient dire ou imaginer concernant cette maladie.


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11 mars 2008

5 Soigner par les plantes

Le lendemain de ma sortie du CHU (un dimanche), un peu découragé par mon avenir qui s'annonçait sombre, j'écrivais ces deux textes, peut-être (va savoir) prémonitoires.

image001Soigner par les plantes (des pieds)
À force de vouloir soigner ce monde malade de tant de néolibéralisme, de religions en pleine déconfiture, bref de la crise morale qui nous a amené au bord du chaos, certains des quelques lecteurs seraient en droit de savoir si je pourrais m'intéresser au domaine médical.
Depuis longtemps cette idée que je vais vous exposer ci-après me traverse la tête. Comme dans la théorie de la napeusenteur (l'zébulon) ou plus récemment dans la chemidée, l'envie d'inverser les raisonnements se fait plus forte et finit par déboucher sur une histoire qu'éventuellement quelqu'un d'autre pourra poursuivre... C'est à une nouvelle discipline médicale, curative, utile et sans doute bien menée, inoffensive à laquelle je vous convie maintenant.
À la naissance, sortant du liquide amniotique, un être apparaît. Dès ce jours, il commencera à vivre de plus en plus, debout le jour, couché la nuit, nageant parfois, faisant le poirier quasiment jamais (à moins de travailler dans un cirque). Des millions de gens se passent de ce dernier exercice (dont moi), et continuent à vivre comme d'habitude, "sans vider leurs poubelles". Cette dernière expression pourrait choquer les gens si je n'expliquait pas de quoi il retourne.
Incidemment j'appris un jour, qu'à la suite d'une dissection des poumons d'un ancien mineur, évidemment atteint de silicose il fut recueilli plus de deux kilogrammes de boue. Malgré tous les filtres du corps humain (ou externes en papier) mis à disposition pour protéger des "fines" que l'on peut inhaler, il est étonnant que l'on puisse arriver à ce résultat au bout de 40 ans de "carrière". Le corps médical n'a pu que constater que la silicose existait et qu'il fallait protéger les voix aériennes.
Les mineurs ou les carriers ne sont certes pas les seuls à être atteints par ce remplissage inéluctable surtout des poumons et en fait de tous les organes du corps humain qui ne fonctionnent que dans un seul sens gravitationnel. Le poumon est l'organe le plus évident et de multiples fumeurs se le tapissent au goudron avec délectation. Que dire de la pollution, de l'agitation des multiples poussières de la vie trépidante moderne!
Le pendu des cartes de tarot se présente parfois comme un personnage souriant, pendu à l'envers; ce fut un deuxième point qui me fit faire "Tilt". Pourquoi ne pas se faire "vider de ses mauvaises humeurs", si l'on en a besoin, par une ou plusieurs séances médicalisées de vie à l'envers, disons de l'ordre de 3 à 4 heures à chaque fois avec l'aide de produits à inhaler, lavant, détergents, sinon expectorants? Le concept est simple, par contre, le corps médical comme d'ailleurs tous les corps constitués aura tendance à faire barrage. Je ne parle même pas du patient qui sait que ses poumons sont plein de cochonneries (voir les radios), et les médecins sont incapables de proposer la thérapie adaptée.
Dans des fêtes foraines ou chez les astronautes, d'étranges machines gyroscopiques existent, qui permettent à un homme de tourner dans tous les sens. Cet appareillage est même trop compliqué; un simple modèle de miroir qui tourne sur un axe horizontal et qui permet de se voir de pied en cape suffirait presque! Le système, quand même un peu renforcé pour porter le poids d'un homme même gros, l'axe horizontal au niveau du nombril deviendrait le théâtre des opérations. Le tout étant surmonté d'une tente étanche pour que les inhalations se déroulent correctement et de manière efficace.
Il nous faut maintenant imaginer par quels points d'appui un homme suspendu à l'envers pourra être tenu. Trois étages sont possibles: les chevilles, la taille, les épaules, chacun selon ses capacités pouvant supporter un certain poids du fardeau total et chacun répartissant un certain poids vers les organes plus bas (la tête devenant l'organe le plus inférieur dans cette position inversée). Une fois l'habillage inversé étudié, équilibré et ne provoquant peu de douleur, il va paraître à quiconque que rester quatre heures dans cette posture de la tête en bas est impossible. Le sang va se concentrer dans le crâne, la langue va empêcher de respirer. D'une manière générale, les flux vont être contrariés, sans parler des fluides expectorant qui sont censés être attendus dans une atmosphère riche en saveur camphrée et oxygénée.
Il n'y a pas d'autre solution que d'avoir recours à une anesthésie générale surveillée par de multiples capteurs. En contrepartie, comme il n'y aura pas d'actes chirurgicaux, il n'y aura pas à craindre le choc opératoire d'usage comme en chirurgie classique. Le seul choc étant le retour du patient à la position debout et peut-être un mauvais goût en bouche. Pour éviter cela, un lavement des intestins préalable est peut être envisageable. La mâchoire inférieure deviendra dans la position inversée la mâchoire supérieure. La langue, la respiration et l'évacuation des humeurs se dérouleront en grande partie par la trachée. Heureusement que le patient sera KO pour ne pas voir tout ça!
Sous la tente l'air lavant à insuffler dans les poumons est accéléré pour un résultat plus rapide, pourquoi ne pas accélérer légèrement les fonctions vitales de respiration et autre facteurs aidant. Il va sans dire qu'une atmosphère extrêmement chargée en humidité facilitera le lavage, attention au rhume. En fonction de la pathologie la plus grave à traiter, les composants des produits à inhaler ainsi que leur séquence temporelle pourront être modifiés; même si le benzène est reconnu comme cancérogène, la goutte de ce produit pourra être considérée comme participant à l'activation du traitement.
Que faut il attendre de cette opération pour le moins un peu spéciale? Un seau plus ou moins plein d'effluents vitaux transitoires (selle, urine, sueur, autres liquides lymphatiques ou sanguins), les toxines ou corps étrangers à éliminer (boues, goudrons et que sais-je encore) devrait être le témoin de la réussite du processus. Enfin certaines toxines ne s'enlèvent pas aussi rapidement et d'autres séances sont peut-être à envisager.
Pertinence de ce mode opératoire. À l'état de projet, il n'est que prospectif; par contre, il est indéniablement novateur, si ce n'est dans le milieu médical, au moins dans le grand public. On sait dissoudre le goudron, faire couler de la boue liquide. En ce qui concerne ces pathologies lourdes des fumeurs de longue durée et des silicoses, le seul juge est la radiographie des poumons.


Le masque à la cortisone

À l'état naturel la cortisone, hormone naturelle secrétée par l'homme, se trouve uniquement dans la tête, la moelle épinière et les glandes corticosurrénales, le reste du corps en est exempt. C'est normal, cette hormone est un neurotransmetteur qui indique par la conscience, donc le cerveau, les points ou les zones de douleur. Depuis Elvis Presley, cobaye des premières injections de cortisone artificielle (années 50), le corps médical s'est posé la question de savoir ce qui se passerait si l'on baignait le corps entier du patient dans ce milieu de corticoïdes. Les médecins, épaulés par les fabricants de ces substances, se réjouirent de la diminution des douleurs, et en conclurent depuis lors des effets salutaires de la cortisone.
Les cortisones entrèrent dès cette date en concurrence avec les opiacés dans la lutte anti-douleur. Pour en avoir subi une première série de perfusions en 1995, et jugeant des effets plus que mitigés sur mon organisme (excitation intense et troubles confusionnels attesté par les médecins eux-mêmes), je me suis dit à l'époque qu'il était très dangereux de mettre ce produit dans le corps tout entier alors qu'il ne devrait s'y trouver en aucun cas. 10 ans plus tard, en service neurologique, ils remettent ça!
L'impression est la même; mon jugement après coup est, qu'au pire la cortisone injectée dans tout le corps est un poison et qu'au mieux l'ensemble de la douleur est diffusée dans tout le corps, celui-ci n'ayant plus aucun centre décisionnel de la douleur. Ainsi, jugeant de fausses informations, les médecins vous interrogent pour savoir si les douleurs sont encore présentes. Qu'interrogent-ils? Ma tête, mon genou, un autre organe qui baigne dans ce faux semblant. Ils en déduisent donc que la douleur ayant migrée dans tout le corps, celle-ci a été réduite. Comment peuvent-ils juger d'un état sanitaire d'un patient sur un mensonge organique: la cortisone ne doit se trouver que dans les organes décisionnels de la douleur!?
Pourtant la médecine ne se pose plus la question et fagocite la protection de cette soi-disant thérapie afin d'augmenter un peu plus les dépenses médicales et protéger les revenus de la fabrication de cortisone artificielle. N'étant pas de la partie, mon avis aura très peu d'autorité, mais regardez donc voir la définition de la cortisone dans le dictionnaire, et vous verrez sans doute qu'il y a un problème à répandre ce produit dans l'ensemble du corps humain. Les médecins s'affublent de ce masque comme au théâtre et applaudissent à ses effets déstabilisants chez le malade à traiter, pauvres pantins qu'ils sont!

Le surlendemain (un lundi), je commençais à faire mes adieux au monde.
Je téléphonais aussi à ce médecin homéopathe pour lui dire ceci: "Dites donc voir, elles sont drôlement petites les granules que vous m'avez prescrites!"
Et elle de me répondre: "La dose que je vous ai prescrite; il faut la prendre entièrement!"
Quelque part, un message n'était pas passé: je ne connaissais que les granules à prendre en 2 ou 3 exemplaires, mais pas les doses.

Je revois encore ma mère chercher dans la poubelle, cette dose. Elle ne chercha pas longtemps, car mon père m'avait prévenu qu'il avait mis sous son coude cette fameuse dose!
Dès qu'il me la donna, je la pris, et ma foi, 6 heures plus tard, je sentis une modification dans mon abdomen. Le lendemain je pus remarcher un peu...

Ce rétablissement soudain me parut bizarre, compte tenu de la perfusion subie et du temps où je suis resté bloqué.
Pour en savoir plus, je retéléphonais à cette toubib pour lui demander à quel résultat elle s'attendait en me donnant cette dose. Sa réponse fut cinglante: "C'est variable!" Il me fallut me rendre à l'évidence: la médecine n'est pas une science exacte.

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11 septembre 2005

4 Supplique avant hospitalisation

Août 2005: 21 mois, cela fait long!
Jean-François Jaffeux (45 ans)

Je vais essayer de faire court
Le 22 novembre 2003, au cours d'une soirée dans les Cévennes chez des amis, j'ai sans doute voulu faire le jeune, et, vivement j'ai pris un petit escalier en m'aidant d'une rambarde en bois. Patatras, je me suis retrouvé en bas de l'escalier avec la rambarde dans la main gauche (j'aurais mis deux ou trois vis pour qu'elle tienne mieux dans la cloison plâtre!)
Je suis tombé de tout mon poids sur le nez d'une marche, au niveau des côtes arrière. La première chose que je me suis dite c'est: "Et merde!" Ce ne fut que trois jours plus tard, que les douleurs m'empêchèrent de me mouvoir. Il ne faisait aucun doute que des côtes étaient brisées, ce que confirma le docteur Liévin de Saint Hyppolite du Fort le 25 novembre. Son diagnostic était qu'il n'y avait rien d'autre à faire que prendre son mal en patience: une crème apaisante et un laxatif léger à base d'huile de paraffine me fut prescrit. Au bout d'un repos sommaire (un enfant réussit à sauter sur mes côtes encore endolories le 30 janvier: plus longue histoire!), je pus enfin me reposer sur le côté gauche mi février 2004.
Mes stations de repos couché étaient nombreuses, mais je tenais à conserver une activité physique minimale. Ce n'est qu'au début de cette année que je compris que mes abdominaux, qui avaient compensés beaucoup, commençaient à me lâcher. Depuis trois mois, ma santé ne s'est pas améliorée, voire dégradée: l'impression que le haut de ma poitrine s'enfonçait dans mon bassin, la gène intestinale accompagnée d'une douleur persistante irradiant du point de chute vers le haut des côtes et dans l'abdomen. Les problèmes gastriques étaient toujours là: constipation chronique, difficulté à produire des gaz, douleur plus vives lors de marche un peu prolongée, mouvements entraînant une grosse gène (faire ses lacets de chaussures, mouvements du torse vivement déconseillés).

Pour résumer, mon corps en a marre de cette situation qui dure depuis trop longtemps. À force de ne pas marcher suffisamment, pour éviter les soubresauts qui font mal, les genoux se grippent, la coordination des jambes devient approximative (démarche titubante comme si j'avais bu), une impression de point de côté permanent avec des mouvement spasmodiques (genre soupirs) plus des hauts le cœur parachèvent le tableau.
J'ai enfin l'impression que la situation présente finit par se propager dans les organes supérieurs; le choc initial étant situé au milieu du corps.

Quand est ce que je pourrais courir comme un lapin? Trouvez quelque chose SVP. Voilà; c'est le moral qui en prend un coup! Comme pendant la chute je n'ai rien touché (pas de plaie ouverte, pas de témoin oculaire déclaré), je passe insensiblement du statut de simulateur à celui de malade imaginaire. Comment éviter d'être fataliste quand ses forces s'abandonnent depuis si longtemps.

Ce texte fut repoussé comme si c'était de la merde par tous les médecins à qui je pouvais le présenter! Aucune souplesse dans cette usine à malades.
A partir de ce qui m'apparaissait comme une chose incompréhensible, en  tant que malade, je commençais à récolter des indices, sans savoir ce que j'allais en faire exactement. Un autre me sauta aux yeux: lors de la troisième et dernière perfusion, à son installation, l'infirmière ne contrôla pas le débit du goutte à goutte. Avec un sourire qu'elle ne chercha pas à dissimuler, elle me dit: "J'ai été méchante avec vous!". Je redis, pour ceux qui auraient tendance à me lire en diagonale, que j'étais dans un Chu; que ce genre d'établissement a la réputation de tenter de soigner les gens, la même chose pour les infirmières...
J'eus quand-même le temps d'entrepercevoir une chambre où des malades, à l'état de légumes, étaient entassés. J'essayais même de remettre sur son lit une femme qui était en train de râler!
Ce fut une sombre perspective pour mon petit cas personnel.
Donc, je partis du Chu avec comme seule conclusion: "Vous avez la sclérose en plaques: au revoir monsieur!"

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11 mars 2004

3 Back to Auvergne

Vers le 15 mars 2004, comme convenu, l'hiver fini, je quittais Mouzoules.
Pour se faire, mon père vint me chercher dans le sud.
Afin de ne pas trop les déranger, je réussis à me faire adopter pour un temps par une amie.
Ma santé, tout du moins la marche, à mon insue, continuais à se dégrader.

Pour autant, j'essayais d'avoir une activité physique minimum, histoire d'entretenir le corps...
Et puis, comme tout à une fin, l'hébergement provisoire cessa et je réintégrais le domicile parental.
J'essayais de voir ce qui n'allait pas avec ma santé, mais je n'avais pas encore intégré ce problème de flatulences. Les gens que je pouvais rencontrer à l'époque, ne pouvaient que constater, comme moi, que j'éprouvais de plus en plus de difficultés à marcher.

Le docteur Umbdenstock, en juin 2005 vit deux raisons possibles à mes difficultés de marche: soit une raison mécanique, soit une raison neurologique.
C'est à ce moment là, que je me rendis compte du changement de regard des gens (qu'ils soient des proches ou extraits du milieu médical) qui m'entouraient. Je ne devenais plus rien que le porteur d'une carte vitale.

Ainsi, pour le problème mécanique, il me fut prescrit une échographie de l'abdomen.
Dans les couloirs de l'hôpital de Riom, j'avais du mal à suivre le praticien qui devais me faire cet examen. Croyez-vous que celui-ci se retourna, pour voir mon état. Non!
Entré dans la pièce où devait se  pratiquer l'échographie, il me dit: "Couchez-vous là!" en me montrant le lit prévu à cet effet.
"Prouit!" fut le bruit de la bouteille de gel qui déversa sa noix sur mon abdomen.
J'eus le temps de dire: "J'ai mal là!" en montrant l'endroit de mon corps endolori.
Il me répondis impersonnellement comme un robot: "Je connais mon travail!"
Ainsi, il regarda partout, sauf à l'endroit que j'avais indiqué...

Pour le problème neurologique, un examen au scanner IRM fut pratiqué au CHU de Clermont-Ferrand à l'été 2005.
Pour cet examen, je me rendis enfin compte de mes problèmes de flatulences.

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